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Un tour du monde sans pétrole ni argent, c'est possible?

Louis Astoux montre du doigt le Québec sur une carte des amériques

Louis Astoux entend faire le monde sans argent et sans brûler de carburant

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Québec sera le point de départ d'une grande aventure autour du globe; celle d'un Français d'origine, terré dans le quartier Saint-Jean-Baptiste au cours des derniers mois. Le périple de Louis Astoux, il l'entreprend sans argent et avec l'objectif de ne pas consommer de pétrole.

Le voyageur distribuait la semaine dernière les quelques possessions qu’il a accumulées au cours de son bref séjour au Québec, où il a passé le plus clair de son temps dans Charlevoix et dans la capitale.

Entre petits boulots et rencontres, le visiteur de 26 ans en a profité pour préparer le voyage d’une vie : une sorte de quête optimiste, basée « sur l’utopie et le rêve », qu'il qualifie d'un « acte de foi ».

« Je réalise que ma meilleure place, l’endroit où je suis le plus utile dans le monde, c’est quand je suis sur le bord de la route, le pouce tendu », dit celui qui affirme voyager depuis une dizaine d’années. « C’est quand je partage mes histoires et mes rêves. C’est là que je suis vraiment entier. »

Si le voyage doit officiellement débuter qu’au mois d'octobre prochain, Louis Astoux débutera son périple mercredi.

Son plan est de prendre la route en autostop, d’abord vers Boston et New York, puis de traverser le continent en passant sous les Grands Lacs, par le Montana en direction de l’Alberta, pour finalement se diriger vers Vancouver.

C’est de là, cet automne, qu’il prendra un vélo et descendra jusqu’en Amérique du Sud. C'est à ce moment que son défi de ne pas utiliser de carburant commencera officiellement.

Louis Astoux brandit une caméra attachée à un trépied.

Louis Astoux entend documenter au maximum son voyage et ses rencontres en utilisant les réseaux sociaux.

Photo : Radio-Canada

Louis Astoux espère traverser le Pacifique en « bateau-stop ». « Il y a deux techniques, résume-t-il. La première : tu vas directement dans les ports demander au capitaine s'ils peuvent te faire traverser en échange de services. [...] La deuxième option, ce sont les plateformes internet où il y a des offres directes pour chercher des partenaires de bateau. »

Le cuisinier de formation espère être en mesure d'effectuer la traversée en voilier pour respecter ses objectifs de se déplacer au maximum sans consommer de pétrole.

Dépendant des rencontres

Sans argent, l'aventurier est bien conscient qu'il sera dépendant des rencontres effectuées en chemin pour se déplacer, se nourrir et se loger.

Le plan, c'est d'être en relation avec le monde. C'est sûr que je vais être dépendant des autres, mais je pense que c'est un échange.

Louis Astoux

Durant son périple, il souhaite principalement « aller à la rencontre des gens qui sont en train de créer des modèles de société alternatifs ». Louis Astoux souhaite notamment faire la promotion d'un mode de vie zéro déchet et sensibiliser la population au gaspillage alimentaire.

Tout l’été, il proposera un condensé de son voyage et de ses rencontres à ceux qui le suivront sur les réseaux sociaux, sous le nom Le Souffle du Panou.

Une décision qui n'est pas sans contradiction, mais qu'il présente comme un mal nécessaire. « Utiliser des médias sociaux, c'est demander aux gens de passer du temps devant l'écran et passer trop de temps devant l'écran, c'est pas très épanouissant, alors que je prône l'épanouissement », explique-t-il.

Place à l'imprévu

Après la traversée des Amériques, Louis Astoux mettra le cap sur l'Asie sans savoir précisément comment cette portion de son périple s'articulera.

« Ça reste assez trouble dans mon esprit. J'ai une idée, un rêve, mais je ne suis pas certain que ça va s'accomplir de cette façon-là. Je laisse quand même une certaine part au destin. C'est important en voyage que les choses viennent d'elles-mêmes. »

L'aventurier estime que son tour du monde durera au minimum trois ans.

Avec les informations de David Rémillard

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