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Ouverture de la « route de la liberté » à Shoal Lake

Un panneau est positionné devant une route qui traverse des terrains forestiers.

La « route de la liberté » relie la réserve de Shoal Lake et la Transcananadienne en passant par des terrains forestiers.

Photo : Radio-Canada / Darren Bernhardt / CBC

Radio-Canada

La « route de la liberté », qui relie la Première Nation Shoal Lake à la route transcanadienne, a été ouverte cette semaine, au Manitoba. Pour la première fois depuis 100 ans, la Première Nation est directement reliée à la terre ferme.

Cette route représente tout pour nous. Elle va tout changer pour notre communauté, affirme Erwin Redsky, le chef de la Première Nation Shoal Lake.

Le combat a été difficile pour avoir un accès à la communauté, mais tout change désormais, ajoute-t-il.

Jusqu’alors, le traversier qui faisait la jonction entre les Premières Nations Shoal Lake 40 et Shoal Lake 39 était le seul moyen pour la réserve d'avoir accès à de l'eau potable, aux services et aux épiceries.

Les urgences ne pouvaient pas desservir la communauté, et les déchets devaient rester sur le territoire encerclé d’eau.

Le traversier de la Première Nation Shoal Lake 40 permet de relier la communauté à la terre ferme.

Le traversier de la Première Nation Shoal Lake 40 permet de relier la communauté à la terre ferme.

Photo : Radio-Canada / Austin Grabish / CBC

Selon l’ancien conseiller de la Première Nation, Tom Anderson, la communauté autochtone a déboursé, annuellement, près de 150 000 $ pour importer de l’eau potable.

Un avis de faire bouillir l'eau est en vigueur depuis 19 ans pour les membres de la communauté Shoal Lake 40, située à la frontière de l'Ontario et du Manitoba.

Pour sa part, l'entretien et le maintien du traversier représentent un coût annuel évalué entre 140 000 et 200 000 $.

C’est le coût d’une maison. Toutes ces années, on a perdu [l’occasion de construire] une maison, fait remarquer Tom Anderson.

Un lien permanent voit le jour

En 2016, la province, la Ville de Winnipeg et le gouvernement fédéral ont conclu une entente tripartite pour investir entre 30 et 40 millions de dollars dans la construction d’une route permanente entre les deux Premières Nations.

Les travaux de construction ont débuté en 2017 et la route de 24 kilomètres, qui comprend un pont d'une centaine de mètres, est désormais praticable pour les résidents de Shoal Lake 40. Un rassemblement de quatre jours aura lieu, à partir de lundi, pour célébrer l’événement.

Ainsley Redsky, la nièce du chef, dit avoir hâte d’assister aux pow-wow d’autres communautés sans devoir être limitée par les horaires du traversier, dont les services s'arrêtent après 23 heures.

Maintenant, on peut rentrer chez nous quand on veut, s’enthousiasme-t-elle.

Une membre de la Première Nation, âgée d'environ 12 ans, en entrevue.

La nièce du chef de Shoal Lake 40, Ainsley Redsky, a hâte de pouvoir sortir de la communauté sans dépendre des horaires du traversier.

Photo : Radio-Canada / Jaisen Empson / CBC

On nous a ignorés pendant les 100 dernières années, mais, désormais, on a accès à une route, ce qui représente bien d’autres possibilités. Nous allons reconstruire notre communauté, lance à son tour Erwin Redsky, qui explique que des projets économiques sont envisagés entre la réserve et la Transcanadienne.

Shoal Lake 40 a été isolée sur une île artificielle depuis la construction, il y a un siècle, d'un aqueduc qui permet d'approvisionner la ville de Winnipeg en eau potable.

Avec les informations de la CBC

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