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1991, de Ricardo Trogi, sacré meilleur film au Gala Québec Cinéma

L'équipe du film «1991» qui vient de gagner l'Iris du meilleur film en 2019

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

C'est le film 1991, de Ricardo Trogi, qui sort grand gagnant du Gala Québec Cinéma. Émus aux larmes, Debbie Lynch-White (La Bolduc) et Martin Dubreuil (À tous ceux qui ne me lisent pas), la main sur le cœur, ont respectivement accepté le prix Iris de la meilleure interprétation.

« Vous savez, quand on joue des personnages fictifs, on a le mérite de les avoir créés avec nos partners, mais quand on joue des personnages qui ont vécu, on a le mérite de leur rendre justice, de ne pas faire honte à leurs proches », a lancé, fébrile, celui qui a interprété le rôle du poète Yves Boisvert, décédé en 2012.

L'homme tient son trophée.

Martin Dubreuil remporte l’Iris de la meilleure interprétation masculine, premier rôle, pour «À tous ceux qui ne me lisent pas».

Photo : The Canadian Press / Peter Mccabe

Avant même qu’elle reçoive son prix, le travail de la comédienne Debbie Lynch-White a été souligné à grands traits par l’acteur Sébastien Ricard, elle qui a, selon lui « a su insuffler juste assez d’elle-même pour que cette grande dame [La Bolduc] puisse revivre ».

L'actrice Debbie Lynch-White prend la pose pour les caméras, sur le tapis rouge.

Debbie Lynch-White a été portée aux nues pour son rôle dans La Bolduc.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Catafard

« Mettez cette catégorie au début, ça fait deux heures que je ne vis plus! », a soufflé l'actrice, tremblante, lors de ses remerciements.

Beaucoup de nominations, beaucoup de prix

Le film 1991 dominait d’avance la soirée avec ses 16 nominations et s’est imposé pendant le gala télévisé avec ses quatre prix.

En plus de son Iris pour le meilleur film, 1991 également raflé celui du prix du public, choisi parmi les films ayant enregistré le plus d'entrées dans les salles du Québec cette année, en plus de permettre à l’actrice Sandrine Bisson de remporter l'Iris de la meilleure interprétation féminine – rôle de soutien.

Sandrine Bisson, sourire aux lèvres, présente son prix reçu lors du gala.

Sandrine Bisson a reçu l'Iris de la meilleure interprétation féminine pour un rôle de soutien pour le film 1991.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Catafard

J’avais préparé la face qui ne gagne pas! Je n’avais pas l’impression de gagner parce que les filles, vous êtes hot!, a-t-elle lancé, complètement surprise de cet honneur. Le comédien Robin Aubert, qui a littéralement triomphé lors du gala de l'an dernier, a cette fois gagné le pendant masculin de la meilleure interprétation – rôle de soutien pour son travail dans le film Une colonie. Absent lors du gala, c'est sa réalisatrice Geneviève Decelles Dulude qui a remercié la foule et qui a souligné le talent des acteurs nommés dans la catégorie.

Toujours pour 1991, Ricardo Trogi s’est quant à lui mérité le prestigieux Iris de la meilleure réalisation.

Ricardo Trogi, tout souriant

Ricardo Trogi a été couronné à plusieurs reprises : meilleur film, meilleure réalisation, et prix du public.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Catafard

La remise de ce prix a par ailleurs valu une longue ovation à sa présentatrice, la réalisatrice abénakise la plus primée au Canada, Alanis Obomsawin.

Vous allez me faire tomber en amour, a-t-elle lancé doucement au micro, les yeux brillants.

La femme sourit en croisant les mains.

Alanis Obomsawin a présenté le prix de la meilleure réalisation et reçu une ovation.

Photo : Radio-Canada

Fraîchement débarquées du Festival de Cannes, où elles ont dévoilé le film La femme de mon frère, Monia Chokri et Anne-Élisabeth Bossé sont venues présenter l’Iris du meilleur premier film, un prix remis pour la première fois cette année dans le but d’encourager la relève.

On va mettre quelque chose au clair, on ne vous parlera pas du Festival de Cannes, a lancé la réalisatrice et actrice Monia Chokri.

Deux comédiennes en robes couleur pastel parlent sur une scène devant le public.

Anne-Élisabeth Bossé et Monia Chokri ont tenté de parler d'autre chose que du Festival de Cannes... sans succès.

Photo : Radio-Canada

Dans ce qui a probablement été le numéro le plus réussi de la soirée, les deux femmes ont introduit avec beaucoup d’humour le nouvel Iris, finalement remis au réalisateur à Yan Giroux (À tous ceux qui ne me lisent pas). Son film s’est par ailleurs valu trois statuettes au total, tout juste derrière 1991.

Un hommage aux disparus et un souffle de jeunesse

Animé pour la troisième année consécutive par les comédiennes Guylaine Tremblay et Édith Cochrane, le Gala Québec Cinéma s’est ouvert solennellement, dédiant la soirée aux cinéastes Jean Beaudin et Jean-Claude Labrecque, deux géants de la cinématographie québécoise décédés dans les derniers jours. Guylaine Tremblay n’a pu s’empêcher de terminer son discours la gorge nouée, remerciant et saluant les cinéastes pour leur apport inégalable.

Édith Cochrane et Guylaine Tremblay, côte à côte

Édith Cochrane et Guylaine Tremblay se sont amusées avec une réinterprétation des grands films de l'année.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Catafard

Après être littéralement atterri sur la grande scène, le duo d’animatrices a très tôt fait allusion à l'espace que prennent de plus en plus les jeunes acteurs et actrices dans l'univers du cinéma québécois, mais aussi celle qui est investie par les jeunes artisans derrière la caméra.

Profitez-en parce qu'avec tout ce qui se passe avec Téléfilm [Canada], c'est peut-être votre dernier [film]!, a lancé l'une d'elles, en guise de petite pointe au ministre canadien du Patrimoine canadien, Pablo Rodriguez, présent dans l'assistance.

C'est dans le même esprit d'humour que les acteurs Théodore Pellerin et Rykko Bellemare se sont avancés sur scène pour présenter l'Iris de la Révélation de l'année, tous deux récipiendaires de ce prix.

« Nous sommes ici pour vous présenter la première catégorie de la soirée, la Révélation de l'année, que tu as gagnée toi aussi, Théodore », a soutenu le comédien atikamekw Rykko Bellemare.

« Oui, oui », a répondu Théodore Pellerin. « Et toi aussi, en fait tu étais le premier de l'Histoire à gagner ce prix-là! »

« Tout le monde ici a l'air de savoir qu'on était là bien avant vous autres! », a rétorqué Bellemare.

Sous un tonnerre d'applaudissements, les jeunes hommes ont repris leur sérieux pour couronner la jeune actrice Émilie Bierre comme étant la nouvelle révélation du Gala Québec Cinéma.

La jeune femme sourit.

Le premier prix de la soirée, celui de révélation de l’année, est remis à Émilie Bierre pour «Une colonie»

Photo : Radio-Canada

C’est le fun parce qu’on n’est plus seulement les « enfants » dans les films , on est des personnes à part entière.

Émilie Bierre

La Bolduc triomphe au Gala des artisans

Dimanche après-midi, lors d’un gala hors antenne, 13 prix Iris ont été remis aux artisans qui oeuvrent derrière la caméra. Ce gala était animé par les comédiens Karine Gonthier-Hyndman et Guillaume Lambert.

Ils animent le Gala Artisans Québec Cinéma 2019. Guillaume, plus petit que Karine, est monté sur un petit tabouret avec humour.

Guillaume Lambert et Karine Gonthier-Hyndman

Photo : Radio-Canada

La Bolduc a dominé la récolte de prix en recevant les grands honneurs pour la meilleure direction artistique (Raymond Dupuis), le meilleur son (Claude Beaugrand, Michel B. Bordeleau, Luc Boudrias, Gilles Corbeil), les meilleurs costumes (Mariane Carter), le meilleur maquillage (Nicole Lapierre) et la meilleure coiffure (Martin Lapointe).

L’Iris de la meilleure distribution des rôles a été remis à Ariane Castellanos pour le film Une colonie, tandis que le prix du meilleur montage est allé à Yvann Thibaudeau pour son travail sur 1991. Le Fix Studio (Aurélia Abate, Delphine Lasserre, Bruno Maillard) et Oblique FX (Benoît Brière, Louis-Philippe Clavet, Valérie Garcia, Étienne Rodrigue) ont été récompensés pour leur travail au sein du film Dans la brume.

C’est le musicien Philippe Brault a reçu l’Iris de la meilleure musique originale pour La disparition des lucioles.

Du côté du cinéma documentaire, on a remis à René Roberge (Pauline Julien, intime et politique) le prix du meilleur montage, tandis que Danae Elon et Itamar Mendes Flohr ont reçu l’Iris de la meilleure direction de la photographie (A Sister’s Song). Le prix du meilleur son pour un film documentaire a souligné le travail de Cyril Bourseaux, Mélanie Gauthier, Simon Léveillé, Simon Plouffe, Lynne Trépanier, Jean Paul Vialard, Shikuan Shetush Vollant, pour Ceux qui viendront, l’entendront.

C’est aussi lors du gala des artisans qu’on a rendu hommage à l’éminent directeur de la photographie, Pierre Mignot, une catégorie souvent présentée lors du gala télévisé.

Voici tous les gagnants du Gala Québec Cinéma 2019

MEILLEUR FILM

  • 1991
  • À tous ceux qui ne me lisent pas
  • La Bolduc
  • Genèse
  • La grande noirceur
  • Répertoire des villes disparues
  • Une colonie
     

MEILLEUR PREMIER FILM

Yan Giroux : À tous ceux qui ne me lisent pas
 

MEILLEURE RÉALISATION

  • Denis Côté : Répertoire des villes disparues
  • Geneviève Dulude-De Celles : Une colonie
  • Maxime Giroux : La grande noirceur
  • Yan Giroux : À tous ceux qui ne me lisent pas
  • Ricardo Trogi : 1991
     

MEILLEUR SCÉNARIO

  • Guillaume Corbeil, Yan Giroux : À tous ceux qui ne me lisent pas
  • Geneviève Dulude-De Celles : Une colonie
  • André Gulluni, Claude Lalonde : Origami
  • Eric K. Boulianne : Avant qu'on explose
  • Ricardo Trogi : 1991
     

MEILLEURE INTERPRÉTATION FÉMININE, PREMIER RÔLE

  • Josée Deschênes : Répertoire des villes disparues
  • Debbie Lynch-White : La Bolduc
  • Brigitte Poupart : Les salopes ou le sucre naturel de la peau
  • Karelle Tremblay : La disparition des lucioles
  • Carla Turcotte : Sashinka 


MEILLEURE INTERPRÉTATION MASCULINE, PREMIER RÔLE

  • Jean-Carl Boucher : 1991
  • Pierre-Luc Brillant : La disparition des lucioles
  • Martin Dubreuil : À tous ceux qui ne me lisent pas
  • Patrick Hivon : Nous sommes Gold
  • Théodore Pellerin : Genèse
     

MEILLEURE INTERPRÉTATION FÉMININE, RÔLE DE SOUTIEN

  • Sandrine Bisson : 1991
  • Céline Bonnier : À tous ceux qui ne me lisent pas
  • Larissa Corriveau : Répertoire des villes disparues
  • Mélissa Désormeaux-Poulin : Dérive
  • Natalia Dontcheva : Sashinka
     

MEILLEURE INTERPRÉTATION MASCULINE, RÔLE DE SOUTIEN

  • Robin Aubert : Une colonie
  • Pier-Luc Funk : Genèse
  • Vincent Leclerc : La Chute de l'empire américain
  • Alexandre Nachi : 1991
  • Henri Picard : À tous ceux qui ne me lisent pas
     

RÉVÉLATION DE L'ANNÉE

  • Émilie Bierre  : Une colonie
  • Irlande Côté : Une colonie
  • Lévi Doré : La chute de Sparte
  • Maripier Morin : La Chute de l'empire américain
  • Jacob Whiteduck-Lavoie : Une colonie
     

MEILLEURE DIRECTION DE LA PHOTOGRAPHIE

  • Steve Asselin : 1991
  • Ian Lagarde : À tous ceux qui ne me lisent pas
  • François Messier-Rheault : Répertoire des villes disparues
  • Sara Mishara : La grande noirceur
  • Ronald Plante : La Bolduc


MEILLEURE DISTRIBUTION DES RÔLES

  • Nathalie Boutrie : La chute de Sparte
  • Ariane Castellanos : Une colonie (Gala des artisans)
  • Chloé Cinq-Mars : Dérive
  • Denis Côté  : Répertoire des villes disparues
  • Nolwenn Daste, Fanny Rainville, Kristina Wagenbauer : Sashinka
     

MEILLEURE DIRECTION ARTISTIQUE

  • Sylvain Dion, Patricia McNeil : La grande noirceur
  • Raymond Dupuis : La Bolduc (Gala des artisans)
  • Marie-Pier Fortier : Répertoire des villes disparues
  • Marie-Claude Gosselin : À tous ceux qui ne me lisent pas
  • Christian Legaré : 1991


MEILLEUR SON

  • Mimi Allard, Sylvain Bellemare, Bernard Gariépy Strobl, Claude La Haye : Allure
  • Claude Beaugrand, Michel B. Bordeleau, Luc Boudrias, Gilles Corbeil : La Bolduc (Gala des artisans)
  • Stéphane Bergeron, Olivier Calvert, Gilles Corbeil : La disparition des lucioles
  • Luc Boudrias, Frédéric Cloutier, Stephen De Oliveira : La grande noirceur
  • Sylvain Brassard, Michel Lecoufle : 1991
     

MEILLEUR MONTAGE

  • Michel Arcand : La Bolduc
  • Mathieu Bouchard-Malo : Genèse
  • Mathieu Bouchard-Malo : La grande noirceur
  • Elric Robichon : À tous ceux qui ne me lisent pas
  • Yvann Thibaudeau : 1991 (Gala des artisans)
     

MEILLEURS EFFETS VISUELS

  • Alchimie 24 - Jean-François "Jafaz" Ferland, Marie-Claude Lafontaine : La Bolduc
  • Fix Studio - Aurélia Abate, Delphine Lasserre, Bruno Maillard | Oblique FX - Benoît Brière,Louis-Philippe Clavet, Valérie Garcia, Étienne Rodrigue : Dans la brume (Gala des artisans)
  • Fly Studio - Jean-Pierre Boies, Jean-François Talbot : 1991
     

MEILLEURE MUSIQUE ORIGINALE

  • Olivier Alary : La grande noirceur
  • Philippe B : Nous sommes Gold
  • Frédéric Bégin : 1991
  • Philippe Brault : La disparition des lucioles (Gala des artisans)
  • Peter Venne : Avant qu'on explose
     

MEILLEURS COSTUMES

  • Caroline Bodson : Répertoire des villes disparues
  • Mariane Carter : La Bolduc (Gala des artisans)
  • Mélanie Garcia : À tous ceux qui ne me lisent pas
  • Anne-Karine Gauthier : 1991
  • Patricia McNeil : La grande noirceur
     

MEILLEUR MAQUILLAGE

  • Audrey Bitton : À tous ceux qui ne me lisent pas
  • Virginie Boudreau : 1991
  • Nicole Lapierre : La Bolduc (Gala des artisans)
  • Léonie Lévesque-Robert : Une colonie (ex aequo)
  • Dominique T. Hasbani : Genèse (ex aequo)
  • Dominique T. Hasbani : Répertoire des villes disparues
     

MEILLEURE COIFFURE

  • Nathalie Dion : À tous ceux qui ne me lisent pas
  • André Duval : La chute de Sparte
  • Daniel Jacob : 1991
  • Martin Lapointe : La Bolduc (Gala des artisans)
  • Dominique T. Hasbani : Répertoire des villes disparues
     

MEILLEUR FILM DOCUMENTAIRE

  • Anote's Ark
  • L'autre Rio
  • Cielo
  • Innu Nikamu : Chanter la résistance
  • Pauline Julien, intime et politique
     

MEILLEURE DIRECTION DE LA PHOTOGRAPHIE, FILM DOCUMENTAIRE

  • Benjamín Echazarreta : Cielo
  • Danae Elon, Itamar Mendes Flohr : A Sister's Song (Gala des artisans)
  • Sylvestre Guidi : New Memories
  • Alexandre Lampron : Des histoires inventées
  • Matthieu Rytz : Anote's Ark
     

MEILLEUR MONTAGE, FILM DOCUMENTAIRE

  • Mila Aung-Thwin, Oana Suteu Khintirian : Anote's Ark
  • Natacha Dufaux : L'autre Rio
  • Vincent Guignard, Alexandre Leblanc : A Sister's Song
  • Catherine Legault :  Les lettres de ma mère
  • René Roberge : Pauline Julien, intime et politique (Gala des artisans)
     

MEILLEUR SON, FILM DOCUMENTAIRE

  • Claude Beaugrand, Luc Boudrias, Serge Giguère : Les lettres de ma mère
  • Bruno Bélanger, Marie-Pierre Grenier, Francisco Heron De Alencar : L'autre Rio
  • Cyril Bourseaux, Mélanie Gauthier, Simon Léveillé, Simon Plouffe, Lynne Trépanier, Jean Paul Vialard, Shikuan Shetush Vollant : Ceux qui viendront, l'entendront (Gala des artisans)
  • Olivier Calvert, Jean Paul Vialard : Pauline Julien, intime et politique
  • Andrés Carrasco, Miguel Hormazábal, Mauricio López, Alison McAlpine, Rodrigo Salvatierra,Carlo Sanchez Farías, Claudio Vargas : Cielo
     

MEILLEUR COURT MÉTRAGE, FICTION

  • Brotherhood
  • Fauve
  • Lunar-Orbit Rendezvous
  • Milk
  • Mon Boy
     

MEILLEUR COURT MÉTRAGE, ANIMATION

  • Bone Mother
  • La chambre des filles
  • Mais un oiseau ne chantait pas
  • Not Your Panda
  • Le sujet
     

PRIX DU PUBLIC

  • 1991
  • La Bolduc
  • La Chute de l'empire américain
  • La Course des tuques
  • La disparition des lucioles
     

IRIS HOMMAGE

Pierre Mignot, directeur de la photographie (Gala des artisans)
 

FILM S'ÉTANT LE PLUS ILLUSTRÉ À L'EXTÉRIEUR DU QUÉBEC

  • La Chute de l'empire américain
  • Cielo
  • La Course des tuques
  • La disparition des lucioles
  • Eye on Juliet
     

Cinéma

Arts