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Londres se prépare pour la visite du président américain Donald Trump.

Photo : Getty Images / Adrian Dennis

Agence France-Presse

Le président américain Donald Trump a une nouvelle fois sauté à pieds joints dans le débat du Brexit en recommandant au Royaume-Uni de quitter l'Union européenne sans accord, dimanche, à la veille d'une visite d'État de trois jours dans le pays.

Pour le dirigeant américain, pourfendeur de l'UE, le futur successeur de Theresa May à la tête du gouvernement britannique devrait tout simplement arrêter de discuter et claquer la porte du club européen sans payer la facture du divorce convenue dans l'accord conclu avec Bruxelles en novembre.

« Si vous n'obtenez pas l'accord que vous voulez, je quitterais » la table des négociations, a dit M. Trump dans un entretien avec le Sunday Times. « Si j'étais eux, je ne paierais pas 50 milliards de dollars », a-t-il ajouté en référence au règlement des engagements pris par le Royaume-Uni dans le cadre du budget pluriannuel européen en cours (2014-2020), dont le montant est estimé à entre 40 et 45 milliards d'euros par Londres.

Le président américain a aussi jugé que Londres avait commis une « erreur » en n'impliquant pas Nigel Farage, ex-chef du parti europhobe UKip et désormais leader du Parti du Brexit, sorti grand gagnant des élections européennes, dans les négociations avec Bruxelles.

J'aime beaucoup Nigel [Farage]. Il a beaucoup à offrir.

Donald Trump

Ces déclarations interviennent après d'autres propos forts peu diplomatiques de M. Trump, cette fois dans les colonnes du tabloïd The Sun samedi. Il y a réitéré ses critiques sur la façon dont Theresa May avait négocié le Brexit, affirmant que les Européens « n'avaient rien eu à perdre », car elle leur avait « laissé toutes les cartes » en main.

Il y a également affiché son soutien à l'ex-ministre des Affaires étrangères Boris Johnson pour lui succéder.

Boris Johnson, portant un complet avec une longue cravate et un sac à dos, descend les marches devant une maison.

Le député conservateur britannique Boris Johnson

Photo : Getty Images / Tolga Akmen

M. Johnson, l'un des favoris dans la course à Downing Street, qui compte un 13e candidat depuis dimanche, est l'un de ceux qui soutiennent l'idée d'une sortie sans accord de l'UE.

C'est justement pour éviter une sortie sans accord que le gouvernement conservateur de Theresa May a dû reporter la date du Brexit, initialement prévue le 29 mars, au 31 octobre au plus tard, faute d'avoir réussi à convaincre les députés britanniques de voter son traité de divorce, rejeté trois fois.

Face à cet échec à mettre en œuvre le Brexit, trois ans après le référendum qui en a décidé, la dirigeante britannique a annoncé la semaine dernière qu'elle démissionnerait de ses fonctions le 7 juin.

Plusieurs de ses successeurs potentiels veulent renégocier l'accord de divorce même si cette éventualité a jusqu'ici été exclue par l'UE.

Selon les médias britanniques, le ministre de l'Environnement Michael Gove est quant à lui prêt à reporter une nouvelle fois la date du Brexit.

Meghan Markle « méchante »?

Le président américain a par ailleurs démenti dimanche avoir dit que Meghan Markle, l'épouse du prince Harry, était « méchante », malgré un enregistrement prouvant le contraire.

« Je n'ai jamais dit que Meghan Markle était "méchante". Inventé par les médias infox », a accusé Donald Trump sur Twitter.

Et « ils se sont faits prendre en flagrant délit! » a-t-il affirmé, avant de se demander si la chaîne CNN et le New York Times, ses bêtes noires, allaient lui présenter des excuses. « J'en doute! » a-t-il ironisé.

Provoquant de nombreuses moqueries sur Internet, un compte Twitter militant pour sa réélection en 2020 avait lancé samedi les mêmes accusations, tout en retweetant l'enregistrement de l'entretien accordé au tabloïd britannique The Sun, ainsi que la retranscription complète de l'extrait dans lequel on entend pourtant Donald Trump prononcer ce mot.

La courte séquence, de moins de 45 secondes, montre toutefois un Donald Trump bienveillant envers l'ancienne actrice américaine, même après avoir apparemment découvert pour la première fois qu'elle ne l'appréciait pas.

Un journaliste commence par lui dire que sa compatriote ne le rencontrera pas au Royaume-Uni, car elle est en « congé de maternité », puis ajoute qu'elle n'avait « pas été très gentille avec [lui] pendant la campagne », en lui demandant s'il le savait.

« Je ne le savais pas, non [...] Non, j'espère qu'elle va bien. Je ne le savais pas, non », réagit M. Trump. Puis au journaliste qui insiste en lui racontant que l'ex-actrice avait affirmé qu'elle partirait au Canada s'il gagnait, il répond : « Il y a plein de monde qui s'installe ici... Que voulez-vous que je dise? Non, je ne savais pas qu'elle était méchante. »

L'épouse du prince Harry a donné naissance début mai au petit Archie, septième dans l'ordre de succession au trône britannique.

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