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Une nouvelle recherche offre une lueur d’espoir aux victimes de commotion cérébrale

Deux hommes côte à côte regarde la caméra.

Le professeur associé Changiz Taghibiglou (à gauche) et le Dr. Yanbo Zhang (à droite) ont contribué aux recherches.

Photo : Université de la Saskatchewan

Radio-Canada

Des chercheurs de l'Université de la Saskatchewan affirment avoir découvert une paire de protéines sanguines pouvant aider à déterminer si une personne a subi une commotion cérébrale ou d'autres lésions au cerveau.

Les chercheurs, qui ont publié les résultats de leur recherche dans la revue scientifique Journal of Neurotrauma, expliquent qu’il est difficile pour un professionnel de la santé de diagnostiquer une commotion cérébrale parce qu’il n’y a pas vraiment d’outils pour le faire facilement.

C’est pourquoi les chercheurs étudient, depuis cinq ans, les biomarqueurs associés à ce genre de blessure.

Les biomarqueurs sont des signes médicaux mesurables pouvant identifier un processus physiologique comme une maladie ou une blessure.

La pression sanguine, le taux de cholestérol, le taux de glucose à jeun et la fréquence cardiaque sont des exemples de biomarqueurs.

La paire de protéines sanguines découverte par les chercheurs peut être détectée à l’aide d’un simple test sanguin.

« Cette découverte aidera les professionnels de la santé à faire des diagnostics précis », croit l’un des chercheurs de l’étude, Changiz Taghibiglou.

Tests de stimulation magnétique comme traitement

Lors de leur étude, les chercheurs ont également découvert que certaines protéines qui protègent le cerveau de diverses maladies neurologiques retrouvent un niveau normal grâce à la stimulation magnétique à basse fréquence.

Une infirmière est penchée vers un homme qui s'apprête à subir un test d’imagerie par résonance magnétique.

Les chercheurs vont maintenant étudier les effets de la résonnance magnétique sur des gens souffrant de dépression.

Photo : Radio-Canada

Changiz Taghibiglou donne l’exemple d’un patient en dépression qui a vu son humeur s'améliorer et ses symptômes s’atténuer après un test d’imagerie par résonance magnétique.

Les chercheurs ont testé leur hypothèse sur des rats et des souris avec des traumatismes à la tête. Leur condition s’est améliorée de façon significative après une exposition à un dispositif magnétique.

« Après quatre courts traitements de 20 minutes, les rongeurs pouvaient courir dans une roue sans tomber et la plupart des déficiences cognitives et motrices avaient été résolues ou grandement améliorées », explique Changiz Taghibiglou.

La prochaine étape, soit les tests sur des humains, a été approuvée par Santé Canada. Changiz Taghibiglou mentionne que l’étude se fera avec des personnes souffrant de dépression.

Si tout se passe bien, Changiz Taghibiglou espère ensuite pouvoir étudier la même méthode sur des patients aux prises avec une commotion cérébrale.

« Si nous trouvons le financement nécessaire, nous commencerons l’étude clinique en septembre ou en octobre », souligne-t-il.

Avec des informations de CBC

Saskatchewan

Recherche médicale