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ENFFADA : une cérémonie de clôture difficilement accessible

Une femme mohawk pourtant des lunettes est debout devant un quai à l'extérieur.

Cheryl McDonald, une Mohawk de Kanesatake, sera à Gatineau pour la cérémonie de clôture de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues ou assassinées.

Photo : Radio-Canada / Kanhehsiio Deer

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Plusieurs familles de femmes autochtones disparues ou assassinées ne pourront pas participer à la cérémonie de clôture de l'enquête nationale qui a été réalisée sur celles-ci, faute de moyens. Certains, comme Cheryl McDonald, de Kanesatake, voient pourtant le voyage comme une nécessité.

En entrevue à CBC, la vice-présidente de Femmes autochtones du Québec, Mary Hannaburg, a indiqué que quelques familles voulaient se déplacer à Gatineau lundi, mais n’en avaient pas les moyens.

« C’est un moment critique pour redonner de l’espoir aux familles, estime-t-elle. Ils veulent la réconciliation, alors ils devraient fouiller dans leurs poches et permettre aux familles d’être là. C’est une aide dans leur processus de guérison. »

En Saskatchewan, une douzaine de femmes ayant témoigné devant les commissaires comptent d'ailleurs faire le voyage jusqu'à Gatineau.

Le rapport final de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA), dont Radio-Canada a obtenu copie, sera déposé lundi à Gatineau après près de trois ans de travaux.

Les commissaires y qualifient le sort des femmes autochtones au pays de « génocide ».

Une porte-parole de l’Enquête a indiqué à CBC qu’un financement avait été accordé pour organiser des rassemblements locaux dans des communautés autochtones. Une centaine de rassemblements de ce genre seraient déjà prévus.

La cérémonie sera également diffusée en direct sur Facebook en français, en anglais et en inuktitut.

Être « silencieusement ignoré »

Or, pour Cheryl McDonald, une Mohawk de Kanesatake dont la sœur, Carleen Marie, est disparue en 1988, le voyage à Gatineau sera nécessaire pour entamer son deuil.

Le fait de ne pas avoir été officiellement invitée à la cérémonie lui a donné le sentiment d'être « silencieusement ignorée », a-t-elle indiqué en entrevue à CBC.

Mme McDonald avait témoigné devant les commissaires en mars 2018 lors de leur passage à Montréal.

« Mon cœur me dit d’y aller », affirme-t-elle en parlant de la cérémonie à Gatineau.

Avec les informations de Jessica Deer, de CBC News

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