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« Ils sont terrifiés » : les habitants de Pikangikum fuient un feu de plus en plus inquiétant

Des personnes sortent d'un avion pour se diriger vers un autobus, la nuit, en présence de militaires.

Plus de 800 membres de la Première Nation de Pikangikum avaient été transportés dans des communautés du Nord-Ouest de l'Ontario samedi matin.

Photo : Photo fournie par Dan Bard

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les évacuations des résidents de la Première Nation de Pikangikum se poursuivent samedi pour une troisième journée d'affilée. Le feu de forêt Red Lake 14, qui s'étend désormais sur plus de 3600 hectares, menace toujours la communauté autochtone et paralyse également les télécommunications.

Les dirigeants de la Première Nation de Pikangikum, qui compte environ 3800 habitants, espéraient que l’évacuation des 1200 résidents vulnérables soit conclue avant la fin de semaine, mais les avions de secours n’avaient finalement pu transporter que 580 personnes vendredi.

Le feu Red Lake 14 se situe à environ 3,5 km de la Première Nation et à 2,5 km de l'aéroport.

Les vents soufflent en direction du nord, nord-ouest ce qui veut dire que ça pousse les flammes en direction opposée de la communauté de Pikangikum, a expliqué Isabelle Chénard, agente d’information sur les incendies de forêt pour le Nord-Est de la province.

Samedi, quatre avions-citerne, deux avions-pointeur, des hélicoptères et 15 équipes de garde-feu bravaient encore les flammes.

Depuis vendredi, on continue d'installer des gicleurs sur les structures, sur les toits et en périphérie pour créer des zones d'humidité aux alentours des structures par précaution, a ajouté Mme Chénard.

Une femme militaire porte un enfant évacué pour le faire débarquer de l'avion.

Plusieurs autres communautés accueillent également des personnes évacuées, notamment Red Lake, Dryden, Sioux Lookout, Kapuskasing, Cochrane, Timmins et Hearst.

Photo : La Presse canadienne / LS Dan Bard

Le total des personnes qui ont déjà trouvé refuge dans d’autres villes du Nord de l’Ontario s’élève à plus de 800, selon le grand chef adjoint de la Nation Nishnawbe Aski, Derek Fox.

Des résidents ont pu être évacués par avion dans les communautés du Nord de l'Ontario, dont Thunder Bay. D'autres ont pu s'enfuir par bateau pour rejoindre la route Nungesser et Red Lake.

Il y a une issue de secours là-bas, a déclaré Derek Fox. Mais on craint que la fumée et le feu ne compromettent [cette voie].

« Le plan aujourd'hui, c'est juste de continuer jusqu'à ce que tout le monde soit parti. »

— Une citation de  Derek Fox, grand chef adjoint de la Nation Nishnawbe Aski

Les résidents terrifiés

Derek Fox a déclaré que les habitants de Pikangikum étaient terrifiés.

Essayez de vous mettre à leur place pendant une seconde, vous pensez au niveau d'anxiété et de peur, a interpellé Derek Fox. Vous pensez : vais-je perdre la vie ou vais-je perdre ma maison? Ma maison sera-t-elle encore là quand je reviendrai? Quand sortirons-nous d'ici?

Il rapporte que la chef de la Première Nation de Pikangikum, Amanda Sainnawap, lui avait dit que de la fumée émerge dans de nouveaux endroits.

L'un des sites serait possiblement leur route d'hiver, selon lui. Ils sont donc un peu inquiets à propos de ça.

Un avion militaire Hercules.

Les avions militaires Hercules peuvent évacuer 88 personnes par trajet.

Photo :  CBC

Les évacuations se poursuivent

Les Forces armées canadiennes indiquent que la Province leur a demandé de garder leurs avions à contribution. Trois avions Hercules, deux hélicoptères Chinook avaient appuyé vendredi les avions DASH-8 déployés par le ministère ontarien des Richesses naturelles et des Forêts (MRNF).

Quatre avions-citernes et quatorze équipes de garde-feux tentent toujours de contenir l’incendie.

Le chef du Service incendie de Thunder Bay, John Hay, a déclaré que 240 évacués étaient arrivés dans la communauté vendredi matin, mais qu'il n'y avait plus de capacité pour en accueillir davantage.

Nous n'en attendons plus, a-t-il indiqué. Nous ne savons pas si on nous demandera d'en prendre plus pour le moment, mais nous n'avons plus la capacité présentement.

Plusieurs autres communautés accueillent également des personnes évacuées, notamment Red Lake, Dryden, Sioux Lookout, Kapuskasing, Cochrane, Timmins et Hearst.

Des gens transportant des sacs, rassemblées dans l'entrée d'un bâtiment.

Plus de 2000 résidents de Pikangikum attendent encore d’être évacués.

Photo : Courtoisie

Les télécommunications paralysées

L'incendie a également brûlé la ligne du réseau de communication à large bande du secteur. La Première Nation de Pikangikum a perdu tout service téléphonique local et accès à Internet.

Dans un communiqué, la Nation Nishnawbe Aski a déclaré que Big Trout Lake, Poplar Hill, Deer Lake, Sandy Lake, Angling Lake, Keewaywin, North Spirit Lake, Weagamow, Sachigo Lake et Muskrat Dam avaient également perdu l'accès à Internet à la suite de l'incendie, mais que le service téléphonique local fonctionnait toujours.

L'entreprise de télécommunications Bell a indiqué travailler avec les équipes du MRNF pour accéder aux secteurs touchés et faire les travaux nécessaires dès que la situation sera sécuritaire.

Le risque d'incendie de forêt dans la région du Nord-Ouest varie de élevé à extrême dans les secteurs de Red Lake et de Dryden.

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