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QS demande des mesures d’urgence pour éviter une crise du logement

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Un gros bâtiment qui abrite de nombreux logements est photographié en contre-plongée.

Une pénurie de logements sévit à Montréal.

Photo : Radio-Canada / Conrad Fournier

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Québec solidaire (QS) craint une nouvelle crise du logement dans les grandes villes québécoises et interpelle le gouvernement afin que des mesures d'urgence soient mises en place pour éviter de répéter le scénario de pénurie du début des années 2000.

« Une grave crise du logement est imminente dans les villes de plus de 50 000 habitants », a affirmé en point de presse vendredi Andrés Fontecilla, député solidaire de Laurier-Dorion, à Montréal, et responsable en matière de logement.

« Les histoires d'horreur se multiplient, les files d'attente devant les appartements à louer et les locataires qui proposent un loyer plus cher, qui font de l'enchère pour obtenir un appartement. Des histoires, j'en ai entendu beaucoup », a raconté M. Fontecilla.

On arrive à un point où on doit mettre en oeuvre des mesures d'urgence immédiatement.

Andrés Fontecilla, député solidaire de Laurier-Dorion

En octobre 2018, le taux d'inoccupation des logements se situait à 1,9 % dans la région de Montréal, et à 1,2 % dans celle de Gatineau. Il s’agit des plus récentes données de la Société canadienne d’hypothèques de logement (SCHL).

On estime que le marché est en situation d’équilibre lorsque le taux d’inoccupation est de 3 %. À titre d’exemple, en 2001, en pleine crise du logement, le taux d’inoccupation se situait à 0,6 % ou 0,7 % dans la région de Montréal.

Nicole Dionne, présidente du regroupement des associations de locataires et comités logement du Québec, craint toutefois que les taux d’inoccupation continuent de chuter, comme il y a 20 ans, si rien n’est fait.

« On sait que maintenant, à Gatineau, la situation est dramatique, Montréal le vit aussi, et je peux vous annoncer que Québec, ce sera son tour l'an prochain, si on suit la ligne de ce qui s'est fait déjà au début des années 2000 », a-t-elle dit en point de presse avec M. Fontecilla.

On ne parle pas que de chiffres, on parle de drames humains.

Nicole Dionne, présidente du regroupement des associations de locataires et comités logement du Québec

Pour faire face à la situation, QS demande l'actualisation rapide du programme AccèsLogis pour que de nouvelles unités soient construites, l'encadrement de l'hébergement touristique illégal et l'implantation d'un registre des baux afin de contrer les hausses abusives des loyers.

Le parti demande également le retour temporaire des programmes d'aide d'urgence, pour juguler la pénurie.

« Semer l’inquiétude »

La ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest, a répondu à l’interpellation du deuxième groupe d’opposition au cours de la journée vendredi en l’accusant de vouloir « semer l'inquiétude parmi les citoyens ».

La situation est « bien contrôlée », selon la ministre. « Nous avons un plan et nous maîtrisons la situation », a-t-elle fait savoir par communiqué.

Les taux d'inoccupation n'ont rien de comparable à ceux enregistrés au début des années 2000, selon son ministère, qui se dit prêt à « intervenir en prévision du 1er juillet ».

Or, « elle n'est pas qu'au 1er juillet, la crise du logement, elle est vécue toute l'année par les comités logement et associations de locataires du Québec », soutient Nicole Dionne.

Dans son budget présenté en mars dernier, le gouvernement a annoncé un investissement de 260 millions de dollars pour la construction de nouvelles unités du programme AccèsLogis Québec. La mesure est saluée par QS, qui demande toutefois que les barèmes de financement soient rapidement actualisés.

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