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Irak et Syrie : la coalition admet que 1300 civils ont été tués dans les raids en 5 ans

Des Syriens cherchent dans des ruines.

La coalition internationale reconnaît plus de 1300 morts civils à la suite de ses opérations depuis 2014.

Photo : Getty Images / AFP / Omar Haj Kadour

Agence France-Presse

La coalition internationale conduite par les États-Unis a reconnu vendredi que plus de 1300 civils avaient été « les victimes collatérales » de ses frappes en Syrie et en Irak depuis 2014 contre le groupe armé État islamique (EI).

La coalition a précisé dans un communiqué avoir mené 24 502 raids aériens entre août 2014 et la fin d'avril dernier sur les positions djihadistes dans ces deux pays voisins, où l'EI a été chassé de tous les centres urbains qu'il avait conquis.

« Pendant cette période et après évaluation des informations disponibles [...], il est probable que pas moins de 1302 civils ont été tués de manière non délibérée par les frappes de la coalition », selon le texte.

La coalition a ajouté qu'elle examinait 111 autres rapports faisant état de morts de civils.

Le nombre de civils tués par les frappes de la coalition serait supérieur, selon des organisations de défense des droits de la personne.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) estime à plus de 3800 le nombre de morts civils rien qu'en Syrie à cause des frappes de la coalition, dont un millier d'enfants.

Vendredi, Amnistie internationale s'est félicitée des déclarations de la coalition, mais a estimé que le nombre réel de morts civils était beaucoup plus important.

« La coalition demeure dans un déni profond sur l'ampleur dévastatrice [du nombre] des victimes civiles causées par les opérations en Syrie et en Irak », a indiqué dans un communiqué Donatella Rovera, conseillère en gestion de crise à Amnistie.

Selon AI et Airwars, une ONG recensant les victimes civiles de bombardements aériens dans le monde, plus de 1600 civils ont été tués rien que lors de l'offensive contre l'EI en 2017 à Raqa, dans le nord de la Syrie.

Mme Rovera a en outre déploré le fait que la coalition n'a pas fourni « les raisons des pertes civiles ».

Sans un examen clair de ce qui s'est passé pour chaque cas, les leçons ne peuvent être tirées.

Donatella Rovera, Amnistie Internationale

Depuis le début de ses opérations en 2014, la coalition internationale a maintes fois répété prendre toutes les précautions nécessaires pour minimiser les risques pour la population civile.

Soutenues par les frappes de la coalition, les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont pris le 23 mars le village syrien de Baghouz, le dernier fief de l'EI, signant la fin de son « califat » autoproclamé en 2014 à cheval entre l'Irak et la Syrie.

À ce propos, la coalition a évoqué sept rapports qu'elle a qualifiés de « pas fiables » sur la mort de civils dans des frappes ayant visé Baghouz entre le 11 et le 24 mars.

À cette occasion, elle a réaffirmé qu'elle poursuivait ses opérations « pour empêcher l'EI de contrôler une quelconque partie de territoire, de gagner de l'influence dans la région et pour le priver de toutes les ressources pour une relance » de l'organisation djihadiste.

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