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Sélection du commissaire aux langues officielles : Blaine Higgs songe à demander une extension

Une affiche où est écrit english français.

Selon la Loi sur les langues officielles, le nouveau commissaire doit être sélectionné un an après le départ du précédent. Dans ce cas-ci, la date limite est le 23 juillet.

Photo : Radio-Canada

Anaïs Brasier

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick a admis vendredi avoir beaucoup appris dans les derniers jours sur le processus de sélection du commissaire aux langues officielles de la province. Pour pallier le retard ainsi créé dans le processus de sélection, Blaine Higgs songe à demander une extension.

Le gouvernement progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick a annoncé cette semaine l’annulation du processus de sélection d’un commissaire aux langues officielles déjà entamé pour en relancer un nouveau. Le hic, c’est que la date limite imposée par la loi pour sélectionner le nouveau commissaire est le 23 juillet.

On comprend maintenant la date limite, a admis Blaine Higgs en entrevue à l’Assemblée législative vendredi. Peut-être que Michel A. Carrier [le commissaire par intérim] pourrait continuer juste un peu plus longtemps.

Remettre en marche le comité

La question de la date limite n’est pas la seule qui semble avoir créé de la confusion chez Blaine Higgs. Vendredi encore, le premier ministre n’était pas certain que le comité de sélection du commissaire avait été complètement démantelé ou si des membres y siégeaient toujours.

Le premier ministre vient donc tout juste d’apprendre que le comité a été démantelé en mars et qu’il est lui-même responsable, à travers le conseil exécutif, de le remettre sur pied. Nous sentons maintenant l’urgence, je vous l’accorde.

C’est clair et précis que le dossier des langues officielles n’est pas une priorité pour le premier ministre.

Gilles Lepage, député du Parti libéral du Nouveau-Brunswick

La situation est très inquiétante selon le député libéral Gilles Lepage. Il dit lui-même qu’il vient de se faire briefer sur certains règlements et certaines procédures, dit-il. Me semble que quand t’es responsable d’un dossier tu t’en occupes et tu le suis jusqu’à la fin.

Michel A. Carrier, un commissaire par intérim

Si la sélection du commissaire aux langues officielles ne semble pas avoir été une priorité pour le gouvernement de Blaine Higgs, c’est en raison du bon travail de Michel A. Carrier, commissaire aux langues officielles par intérim, explique le premier ministre.

Il a fait un travail admirable et je l’ai rencontré à plusieurs reprises. Le bureau fonctionnait bien avec lui, ça semblait bien aller, nous n’avons pas senti l’urgence de le remplacer.

Michel A. Carrier en entrevue.

Michel A. Carrier est commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick par intérim depuis le départ de Katherine d'Entremont, le 23 juillet 2018.

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Michel A. Carrier a déjà avisé le gouvernement qu’il est prêt à rester quelques mois de plus, mais qu’il ne posera pas sa candidature pour le poste de commissaire. Pour le bénéfice du poste et du travail à faire, s’ils peuvent étendre mon mandat, je n’ai pas d’objection. Mais c’est à eux de voir si ça peut se faire et comment ça peut se faire.

La prochaine étape pour Blaine Higgs est donc de remettre le comité sur place, de le consulter pour savoir si la date du 23 juillet est réaliste pour la sélection d’un nouveau commissaire et, si non, de demander une extension à l’Assemblée législative.

On recommence le processus avec un nouveau comité, je présume, parce qu’il y a un des membres du comité qui n’est plus disponible. Il va falloir que les gens postulent à nouveau. On verra ce que ça va donner, conclut Michel A. Carrier.

Avec les informations de Michel Corriveau

Nouveau-Brunswick

Politique provinciale