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Difficile pour les transporteurs privés de percer en Saskatchewan

Autobus de la Compagnie de transport de la Saskatchewan (STC)

La Compagnie de transport de la Saskatchewan (STC) avait une clientèle en baisse, mais ses services étaient encore utilisés, notamment par les personnes à faible revenu, les personnes handicapées et les personnes âgées.

Photo : CBC News

Radio-Canada

Un étudiant-chercheur de l'Université de Regina souligne que le secteur privé n'a pas été en mesure de combler le déficit de transport en autocar en Saskatchewan, deux ans après la fermeture de la Compagnie de transport de la Saskatchewan (STC) par le gouvernement.

En 2017, le ministre des Investissements de la Couronne, Joe Hargrave, estimait qu’il en coûterait 85 millions de dollars au gouvernement pour maintenir le service de la société d’État au cours des cinq années suivantes.

Un « écosystème » défavorable au secteur privé

Le gouvernement ne semble pas avoir créé un écosystème approprié pour inciter les compagnies de transport privées à répondre aux besoins de la population, estime un étudiant en maîtrise au département d'administration des affaires de l’Université de Regina, Chandrakant Rane.

Il soutient que la principale erreur du gouvernement a été de considérer la STC comme une entreprise, et non comme un service public.

Le gouvernement espérait que les joueurs privés s’empareraient des corridors routiers autrefois occupés par la STC, souligne l’étudiant.

Sur la totalité des six entreprises de transport établies dans la province, Chandrakant Rane en a contacté quatre, qui demeurent, à ses yeux, en difficulté financière.

Selon lui, le gouvernement devrait mettre en place des mesures pour inciter les entreprises de transport à venir s’installer en Saskatchewan, en leur accordant des subventions ou en adoptant des politiques facilitant leur établissement.

Une fermeture qui fait mal

Plusieurs personnes subissent toujours les conséquences de la fermeture de l'entreprise publique, relate Chandrakant Rane, qui s’est entretenu avec d’anciens usagers, des représentants municipaux et ruraux, d'anciens employés de la STC et des entrepreneurs.

Par exemple, le propriétaire d'une société d'exploitation de riz sauvage, Rusty Cameron, considère que cette fermeture a causé du tort à son entreprise, située près de la baie d'Hudson.

Le prix du riz est excellent [...] mais le prix du fret, on ne peut absolument pas l'assumer. C'est vraiment ce qui nous a fait mal.

Rusty Cameron, propriétaire du riz sauvage de Rusty

Il considère qu'après coup ses ventes ont été réduites de moitié, puisque les acheteurs ne sont pas disposés à payer plus cher pour les frais d’expédition par la poste. Ceux-ci sont passés d'environ 25 $ à 50 $ après la fermeture de la STC.

Réactions politiques

Pour sa part, le ministre responsable de la Société des investissements de la Saskatchewan, Joe Hargrave, souligne ceci : Il est clair que la demande pour le transport par autocar continue de diminuer, que les coûts augmenteront et que de plus en plus d'argent devra être consenti à la réouverture de la STC. 

Le ministre responsable de SG!, Joe Hargrave.

Le ministre responsable de la Société des investissements de la Saskatchewan, Joe Hargrave (archives).

Photo : Radio-Canada / Dominique Brunet-Vaudrin

si le NPD était élu, mon gouvernement remettrait sur pied le service d'autocars de la Saskatchewan ,soutient, de son côté, le chef de l'opposition néo-démocrate, Ryan Meili.

Avec les informations de CBC News

Saskatchewan

Transport en commun