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La génération Raptors, des jeunes qui s'inspirent de l'équipe torontoise

Kawhi Leonard et les Raptors se sont imposés contre les Warriors lors du premier match de la finale, jeudi.

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Philippe Leblanc

Beaucoup de Canadiens se découvrent un intérêt pour le basketball grâce à la participation historique des Raptors de Toronto à la finale de la NBA. Depuis leurs débuts en 1995, les Raptors ont d'ailleurs eu un impact extraordinaire sur le développement et la popularité du basketball au Canada. On pourrait même surnommer les moins de 25 ans « la génération Raptors ».

C'est Vince Carter qui a fait connaître le basketball dans notre pays amoureux de hockey. Il a été la première super-vedette des Raptors, un joueur spectaculaire et charismatique qui faisait courir les foules quelques années après l'arrivée de l'équipe d'expansion dans la NBA. Le déclic s'est vraiment produit lorsqu'il est devenu champion du concours d’habiletés lors du match des étoiles de la NBA en 2000.

« Les jeunes regardaient Vince Carter et aujourd'hui ils sont des admirateurs de Kawhi Leonard avec les Raptors, soutient Tyrone Bramble de l'académie de basketball Toronto City Elite. Les jeunes joueurs rêvent tous aujourd’hui de jouer pour les Raptors et ils se disent maintenant que c'est possible. »

Tyrone Bramble sur un terrain de basketball.

La carrière de Tyrone Bramble a été inspirée par celle de Vince Carter.

Photo : Radio-Canada

À 31 ans, Tyrone Bramble fait partie de cette génération Raptors qui a succombé à l'effet Carter. Il a grandi dans la Ville Reine, puis il est allé étudier et jouer au basketball aux États-Unis au milieu des années 2000. C'était une époque où encore peu de Canadiens étaient passionnés de basketball.

« Ce n'était pas un sport qu'on pratiquait sérieusement ici, dit-il, c'est le jour et la nuit avec ce qu'on voit aujourd'hui. Les jeunes sont vraiment dédiés à leur sport. »

Un sport pris au sérieux par joueurs et entraîneurs

Après s'être gravement blessé à un genou et avoir mis un terme à ses rêves professionnels, Tyrone et certains de ses amis ont fondé il y a quatre ans l'académie Toronto City Elite pour les jeunes joueurs de la cinquième à la neuvième année. Il s'agit d'une des nombreuses académies à avoir vu le jour au pays ces dernières années.

Le Canada compte maintenant plus de 350 000 joueurs de basketball organisé. Quelques-uns des 100 joueurs de la Toronto City Elite sont parmi les meilleurs du pays.

David Dzutsev a 13 ans, un regard intense et des ambitions gigantesques. Le jeune meneur de jeu adore les pratiques rapides et les exercices ardus imposés par les entraîneurs de la Toronto City Elite. Il en est à sa première année à l'académie et il rêve déjà d'atteindre la NBA pour inspirer à son tour des milliers de jeunes.

« Il faut être passionné, jouer au basketball sans relâche, croire à nos rêves et ils vont se réaliser, dit-il. J'en suis certain! »

Atteindre le niveau universitaire américain puis la NBA

De plus en plus de jeunes parviennent à atteindre la grande ligue. Onze joueurs canadiens, dont le Torontois Andrew Wiggins, évoluent dans la NBA et 24 autres ont participé au tournoi universitaire américain March Madness ce printemps. RJ Barrett de la prestigieuse université Duke fait partie de ces vedettes qui se retrouveront chez les professionnels bientôt. On prédit qu'il sera réclamé parmi les cinq premiers choix lors du prochain repêchage de la NBA.

« C'est excitant de voir la montée du basketball canadien, dit Zain Mahmood, un colosse qui fait six pieds quatre à seulement 13 ans. Tous les jeunes joueurs de mon âge rêvent de devenir des professionnels, mais moi, j'aimerais bien décrocher une bourse d'études dans une université américaine pour continuer de jouer et obtenir une bonne éducation. »

Chris Boucher répond aux questions du journaliste Philippe Leblanc.

Chris Boucher a un parcours qui pourrait en inspirer d'autres.

Photo : Radio-Canada

C'est ce qu'a fait le Montréalais Chris Boucher. Il a terminé ses études à l'université d'Oregon il y a deux ans. Après avoir été une vedette montante, il n'a pas été réclamé au repêchage. Il a néanmoins signé un contrat avec les Raptors cette année et il réalise son rêve à Toronto.

« Pour moi, c'est ça que je voulais avoir. Je voulais voir des gens qui quittent le pays, qui vont faire leurs propres affaires et qui montrent l'exemple. Si je peux être une de ces personnes-là, ça va toujours me faire du bien. »

À voir la vague d'intérêt pour les Raptors déferler sur le pays cette semaine, le basketball n'a pas fini de gagner en popularité.

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