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L'importance de la forêt pour lutter contre les changements climatiques

Louis Pelletier pose pour la caméra dans une église aménagée pour une rencontre.

Louis Pelletier, forestier en chef, était de passage à Senneterre.

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Thomas Deshaies

La Corporation de développement économique de Senneterre tenait vendredi l'événement Après-midi forestière, qui réunissait plusieurs acteurs de l'industrie. Une chercheuse et le forestier en chef ont notamment abordé l'importance des forêts pour lutter contre les changements climatiques.

La professeure Évelyne Thiffault, du Département des sciences du bois et de la forêt de l'Université Laval, estime que les acteurs de l'industrie forestière ont un rôle majeur à jouer dans la lutte contre les changements climatiques.

Elle rappelle que les forêts captent le carbone. On veut que le secteur forestier se reconnaisse comme un acteur important. Qu'on s'intéresse au carbone de la même façon qu'on va s'intéresser à la production de mètres cubes de bois, souligne Mme Thiffault.

On pourrait privilégier des révolutions de coupe un peu plus longues que ce qui est juste dicté par l'économique, parce qu'on tient compte de l'aspect carbone.

Évelyne Thiffault

L'adoption de certaines pratiques par les forestières peut contribuer à l'amélioration de la situation. Mme Thiffault cite notamment en exemple l'importance de ne pas couper trop rapidement les arbres. Ça permet d'avoir des forêts qui contiennent plus de bois mort, qui gardent plus de carbone en forêt, explique-t-elle. Ça permet d'avoir des arbres un peu plus gros pour faire de plus beaux produits du bois.

Prioriser le bois plutôt que certains matériaux plus polluants

L'utilisation du bois comme matériau de construction peut être un choix plus responsable en comparaison à d'autres types de matériaux, avance Mme Thiffault. Quand on regarde le cycle de vie de certains produits, comme du béton, ce sont des produits qui émettent beaucoup de gaz à effet de serre, explique-t-elle. Si à la place on utilise le bois, on vient de réduire beaucoup les émissions liées à la production de ces produits.

Une femme pose pour la caméra dans une église aménagée pour une rencontre.

Évelyne Thibault, professeure adjointe au Département des sciences du bois et de la forêt à l’Université Laval

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Le forestier en chef, Louis Pelletier, qui conseille notamment le gouvernement sur les décisions à prendre en matière de gestion des forêts, abonde dans le même sens. Lorsqu'on parle d'augmenter les capacités forestières, c'est aussi d'augmenter la séquestration du carbone, souligne-t-il.

Il mentionne par ailleurs que les forêts aménagées séquestraient davantage le carbone que les forêts non impactées par l'être humain. Je ne dis pas qu'il faut tout aménager les forêts du Québec, précise-t-il. Par contre, il y a lieu de voir et de regarder le potentiel de notre forêt et d'utiliser notre forêt pour contrer les changements climatiques.

La forêt se porte bien, selon le forestier en chef

L'état des forêts est appréciable, selon le forestier en chef. La forêt en général se porte bien, par contre il y a certains enjeux, comme la tordeuse des bourgeons d'épinettes, affirme-t-il.

Le maire de Senneterre, Jean-Maurice Matte, a quant à lui rappelé l'importance de l'industrie forestière pour la communauté. Il faut continuer à Senneterre de parler de foresterie, en parler d'une façon positive et l'objectif de la journée, c'est d'informer nos gens des bonnes pratiques forestières, souligne-t-il.

Abitibi–Témiscamingue

Industrie forestière