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Aires protégées en Abitibi-Témiscamingue : « Enfin », dit l'Action Boréale

Carte des aires protégées en Abitibi-Témiscamingue.
Carte des aires protégées en Abitibi-Témiscamingue. Photo: MELCC
Piel Côté

Québec transforme 10 aires protégées en aires protégées permanentes. De ces 10 zones, trois d'entre elles se trouvent en Abitibi-Témiscamingue. Pour l'écologiste et président de l'Action Boréale, Henri Jacob, c'est aussi un pas dans la bonne direction, mais avec beaucoup de retard.

Les trois aires protégées couvrent plus de 940 kilomètres carrés. Aux yeux du gouvernement du Québec, transformer des aires temporaires en permanentes est un geste concret en faveur de la Convention sur la diversité biologique.

Henri Jacob est soulagé de voir ces trois territoires protégés. Je dirais enfin, parce que ces trois propositions-là en Abitibi-Témiscamingue font partie de ce que nous avions proposé en 2002, donc ça signifie qu'environ 17 ans après, on finit par concrétiser une partie des projets, rappelle-t-il.

Henri Jacob souligne toutefois que Québec est bien loin des objectifs. Selon la Convention sur la diversité biologique, traité international qui remonte à 2010, 17 % du territoire doit être protégé. Pour l'instant, Québec compte 10 % de son territoire en aires protégées.

Selon M. Jacob, la problématique se trouve du côté des ministères à vocation économique. Les ministères responsables de l'exploitation forestière et minière ne collaborent pas avec le ministère de l'Environnement pour accélérer le processus. Le meilleur exemple est que ces projets étaient à l'étude depuis 2002 et on les a concrétisés en 2019, se désole-t-il.

Le ministre de l'Environnement nie

Selon le ministre de l'Environnement, Benoit Charette, ses collègues du ministère des Forêts et des Ressources naturelles ont les mêmes objectifs que les siens. Ils reconnaissent les mêmes cibles.

M. Charette admet que son gouvernement accuse un certain retard sur les cibles à atteindre, mais il redonne une part du blâme au gouvernement précédent. Selon lui, leur inaction y est pour beaucoup.

Un objectif difficile à atteindre

L'objectif d'aires protégées au Québec pour 2015 était de 12 %, un seuil qui n'est toujours pas atteint en 2019. Le ministre Benoit Charette admet qu'il s'agit d'un objectif ambitieux, mais garde tout de même le cap.

On n'y a pas renoncé à ce moment-ci, c'est encore la cible que l'on vise. On reconnaît qu'il y a un certain retard, mais on vise toujours 2020 dans la mesure du possible, souligne-t-il.

En Abitibi-Témiscamingue, les trois réserves de biodiversité seront situées à l'ouest de Montbeillard, à l'est de Notre-Dame-du-Nord et près du réservoir Decelles et de la forêt Piché-Lemoine. Cette dernière réserve est la plus grande, avec 364 kilomètres carrés, et elle se situe au sud de Val-d'Or et de Malartic.

Abitibi–Témiscamingue

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