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Procès : les droits de l'agent Daniel Montsion n’ont pas été brimés, conclut le juge

Daniel Montsion fait son entrée au palais de justice.

Le policier Daniel Montsion a plaidé non coupable à des accusations d'homicide involontaire, d’agression armée et de voies de fait graves relativement à la mort de M. Abdi. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Robyn Miller

Radio-Canada

Au procès de Daniel Montsion accusé de l'homicide involontaire d'Abdirahman Abdi en juillet 2016, le juge Robert Kelly a rejeté, vendredi, la requête de la défense de retirer les accusations qui pèsent contre l'agent du Service de police d'Ottawa (SPO).

M. Montsion est accusé d’homicide involontaire, d’agression armée et de voies de fait graves. Il a plaidé non coupable aux trois chefs d’accusation.

Les avocats de M. Montsion affirmaient que les droits de leur client avaient été brimés étant donné la façon dont les enquêteurs de l’Unité des enquêtes spéciales (UES) avaient sauvegardé et copié la vidéo de surveillance de l’affrontement, qui n’a toujours pas été admise en preuve.

Quatre scénarios étaient sur la table. Le juge pouvait décider de retirer les accusations contre l’agent Montsion, il pouvait choisir de ne pas admettre la vidéo en preuve, choisir d’attendre à la fin du procès pour rendre sa décision ou conclure que les droits du policier n’ont pas été brimés et poursuivre le procès. C’est donc ce dernier scénario qui a été retenu.

La défense soutenait que la vidéo de surveillance avait été altérée, modifiée, ralentie et avait influencé les conclusions du pathologiste au sujet de la cause de la mort d’Abdirahman Abdi.

Les problèmes techniques avec la vidéo ne permettaient pas d’obtenir une version juste de ce qui s’est réellement passé le 24 juillet 2016, affirmait la défense.

La Couronne avait appelé un expert afin de confirmer la légitimité de la vidéo. Le juge Kelly ne s’est pas basé sur ce témoignage pour rendre sa décision, a-t-il précisé lors de sa courte allocution en salle d’audience, vendredi.

La requête de la défense a grandement retardé les procédures.

La vidéo de surveillance du 55, rue Hilda, où a eu lieu l’affrontement entre Daniel Montsion et Abdirahman Abdi, est une preuve centrale de la Couronne. Cette dernière soutient que ce sont les coups portés à la tête d’Abdirahman Abdi par le policier qui ont mené à sa mort.

Le pathologiste Christopher Milroy pourrait témoigner lundi. La défense affirme qu’elle ne sera pas prête.

Abdirahman AbdiAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Abdirahman Abdi, 37 ans, est mort le 24 juillet 2016 (archives).

Photo : Courtoisie de la famille

« Très bonne nouvelle » pour la communauté somalienne

La porte-parole du groupe Justice pour Abdirahman, Dahabo Ahmed Omer, a fait part de son soulagement. Je suis ravie. La famille est soulagée [...] Cela fait vraiment très très longtemps que nous attendons que la justice prévale. Nous attendons depuis très longtemps que le système judiciaire agisse, a-t-elle dit.

Aujourd'hui, c'est le premier jour où la famille vient au tribunal pour assister au procès et c'est aujourd'hui que nous avons eu cette très bonne nouvelle.

Dahabo Ahmed Omer, porte-parole de Justice pour Abdirahman

Nous avons dit depuis le début que nous voulions des réponses à la mort de notre frère, Abdirahman Abdi, qui n'a aucun sens. Nous ne savons pas ce qu'il s'est passé, comment ça s'est passé et comment il est mort, a-t-elle poursuivi, affirmant que la communauté somalienne d'Ottawa peut désormais avoir confiance dans ce procès.

Une femme répond aux questions des journalistes devant le palais de justice d'Ottawa.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La porte-parole de Justice pour Abdi, Dahabo Ahmed Omer.

Photo : Radio-Canada

Avec les informations de Laurie Trudel

Ottawa-Gatineau

Procès et poursuites