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Comprendre l'apiculture urbaine à l'école, une alvéole à la fois

Certains étudiants disent vouloir désormais embrasser la profession d’apiculteurs.

Photo : Radio-Canada

Hadi Hassin

De nombreux élèves de la grande région de Québec profitent de la montée en popularité de l'apiculture urbaine. Au total, 15 écoles de la région profitent du savoir de l'entreprise Alvéole qui les accompagne dans leur aventure à saveur de miel.

Cette semaine, le Collège Jésus-Marie de Sillery a d'ailleurs accueilli sa deuxième colonie d'abeilles, un an après la mise sur pied d’un projet-pilote chapeauté par Alvéole.

Quelques dizaines d’élèves ont pu assister à un atelier qui s’est déroulé en présence d’apiculteurs dans la cour arrière du collège.

Les apiculteurs de l'entreprise disent être continuellement appelés à vulgariser le fonctionnement et l'organisation d'une ruche devant des classes. Comme le souligne l'un de ces passionnés d'abeilles, Jérémie Doyon, c'est aussi l'occasion d'entamer une réflexion avec les jeunes, notamment au sujet des changements climatiques.

« Ça crée une super belle opportunité pour discuter d'écologie, de notre système agricole, et de pouvoir justement sensibiliser les jeunes à ces réalités qui sont d'actualité », précise-t-il.

Le programme scolaire d'Alvéole est présent dans plus de 90 écoles au pays. Dans la région de Québec, un total de 159 ruches ont été installées avec cette entreprise, et de ce nombre, 23 appartiennent à des écoles.

Jérémie Doyon, directeur d'Alvéole Québec

L'entreprise Alvéole, dont fait partie Jérémie Doyon, réalise des projets de ruche dans plus de 90 écoles au pays.

Photo : Radio-Canada

Selon Jérémie Doyon, l'apiculture urbaine permet aux citadins de tous les âges de reprendre contact avec la nature. « On est un peu déphasé quand on habite en ville tout le temps, explique-t-il. On ne réalise pas le lien qu'on a avec la nature. Puis tout d'un coup, on réalise qu’il y a des choses absolument incroyables qui se passent dans la nature ».

Chloé Dewailly, qui enseigne les sciences au Collège Jésus-Marie, estime qu’il s’agit d’une expérience unique et enrichissante pour les élèves. Une expérience qui va bien au-delà de l’enseignement traditionnel, croit-elle.

Chloé Dewailly, enseignante de sciences

Chloé Dewailly, enseignante en sciences, vante les bienfaits du projet-pilote réalisé à son école.

Photo : Radio-Canada

Ça ancre les apprentissages au lieu d'apprendre par coeur et de recracher tout sur un examen, surtout quand on veut former une certaine culture citoyenne scientifique.

Chloé Dewailly

L’enseignante se réjouit de constater que ses élèves ont déjà énormément de connaissances sur le sujet, notamment quant au rôle des abeilles comme agents pollinisateurs et à leur importance dans la production de nourriture.

Si certains des jeunes participant au projet-pilote admettent craindre les piqûres d’abeilles, d’autres disent vouloir désormais embrasser la profession d’apiculteur.

« Les abeilles sont beaucoup plus dociles et pacifiques qu'on se l'imagine, soutient Jérémie Doyon. On a souvent l'image de l'apiculture avec le scaphandre blanc. C'est une réalité qui existe en campagne, mais c'est dans un contexte de production où l’on est pressé et où l’on veut produire le plus de miel ».

L'entreprise rendra à nouveau visite aux élèves dans quelques semaines, pour effectuer un contrôle de routine. La récolte de miel, elle, viendra lorsque les alvéoles seront gorgées du précieux liquide doré.

Québec

Éducation