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Le feu de forêt près de Pikangikum menace les infrastructures de communication

Des gens transportant des sacs, rassemblées dans l'entrée d'un bâtiment.

Alors que plusieurs résidents de Pikangikum attendent encore d’être évacués, la communauté est privée d’une partie de ses moyens de communication en raison d’un bris dans le réseau de fibres optiques.

Photo : Courtoisie

Radio-Canada

Selon ce que rapporte la Nation Nishnawbe Aski (NAN), le réseau de fibres optiques de Bell Canada a été endommagé par le feu de forêt Red Lake 14 et la Première Nation de Pikangikum est privée de téléphone et d'Internet.

Plusieurs autres de communautés de la région, dont Big Trout Lake, Sandy Lake et Muskrat Dam, sont aussi privés d'Internet.

Bell Canada ne peut pas envoyer de techniciens pour le moment, car les dommages se trouve au milieu de l'incendie.

En fin d'après midi, le feu de forêt Red Lake14 est passé à une superficie d'un peu moins de 3000 hectares, selon le ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l'Ontario, un léger recul par rapport à jeudi soir, où il avait atteint 3320 hectares.

Le chef de NAN indique que la priorité demeure pour l'instant l'évacuation de la communauté.

Trois avions Hercules, des avions DASH-8 et des hélicoptères Chinook continuent vendredi le transports des personnes les plus vulnérables de la Première Nation de Pikangikum.

Plusieurs résidents se sont plaints de lenteur des évacuations, qui n'ont commencé que plusieurs heures après la déclaration de l'état d'urgence.

Sur sa page Facebook, la chef Amanda Sainnawap dit avoir parlé directement avec le ministre fédéral des Services aux Autochtones Seamus O’Regan qui s’est engagé à fournir un troisième avion militaire, parti de Trenton vendredi matin.

Les flammes ne sont plus qu’à 2 km à l’est de la communauté située à environ 500 km au nord de Thunder Bay, dans le nord-ouest ontarien.

Douze équipes de pompiers et deux avions-citernes CL-415 sont à pied d’œuvre pour tenter de maîtriser l’incendie qui menace la communauté.

Un incendie.

Le ministère des Richesses naturelles et des Forêts attaque aux flammes dans le but d’empêcher le feu de s’étendre en direction ouest, vers la communauté de Pikangikum.

Photo : Facebook / Priscilla King

Le vent en provenance du nord soulage les membres de la communauté, affirme le grand chef de la Nation Anishnawbe Aski, Alvin Fiddler, qui craignait qu’un vent de l’est pousse les flammes dans leur direction.

Les villes du Nord mises à contribution

La ville de Timmins qui vient à peine de retourner les évacués de Kashechewan attend 160 membres de la communauté de Pikangikum d’ici ce soir.

Cinq avions en provenance de Sioux Lookout amèneront les évacués à Timmins et nous les logeront dans le même hôtel, a précisé le chef du service des incendies Tom Laughren.

Il explique qu’en raison d’un congrès minier la semaine prochaine, le nombre de chambres d’hôtel est limité.

De son côté, la ville de Cochrane indique qu’elle peut accueillir au total 225 personnes.

Quarante-deux sont arrivées jeudi soir et 187 autres arrivent vendredi.

Deux avions militaires canadiens Hercules ont évacué environ 300 membres de la communauté jeudi.

Les forces canadiennes installent la rampe de débarquement sur un Hercules.

Les premiers évacués sont arrivés à Thunder Bay, à bord d'un Hercules jeudi.

Photo :  CBC

Toutefois, plus d'un millier de résidents identifiés comme prioritaires ont besoin d'être transportés par avion le plus tôt possible.

Les Rangers canadiens jouent un rôle déterminant dans le chargement des évacués, affirment les Forces canadiennes.

Sioux Lookout, ville pivot

À 19 h jeudi, la Municipalité de Sioux Lookout a déclaré l’état d'urgence pour venir en aide aux efforts d’évacuation de la Première Nation de Pikangikum.

Les avions Hercules transportent donc les résidents de Pikangikum à Sioux Lookout, où ils sont transférés dans les collectivités hôtes de Cochrane, de Timmins ou de Kapuskasing à bord d’avions Dash-8, déployés par le ministère des Richesses naturelles et des Forêts.

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Sioux Lookout est située à environ 240 km par avion de Pikangikum.

Photo : Radio-Canada / CBC

Aucun des évacués ne s'est rendu à Kapuskasing jeudi, explique le directeur général de la municipalité.

Il y avait des communauté hôtes plus près de Pikangikum qui se sont portées volontaire, relate Guylain Baril. Ça rend les vols plus courts, donc on peut en faire plus en une journée.

M. Baril s’attend toutefois à recevoir 200 sinistrés aujourd’hui.

Loin de la maison

Le grand chef adjoint de la Nation Nishnawbe Aski, Derek Fox, espère que l’ensemble de la communauté pourra être évacuée vendredi.

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Le grand chef adjoint de la Nation Nishnawbe Aski, Derek Fox, à CBC News.

Photo :  CBC

Les résidents de Pikangikum souhaitent demeurer près de chez eux, et nous comprenons que de plus petites communautés comme Sioux Lookout, Fort Frances et Dryden ont de l’hébergement limité, mais nous leur avons quand même demandé d’accueillir certains évacués, a-t-il expliqué à CBC.

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