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Le NPD promet une cible de réduction des GES plus ambitieuse

Le chef du NPD Jagmeet Singh parle dans un micro sur une scène.

Le chef du NPD Jagmeet Singh a dévoilé son plan intitulé «Le courage d’agir : pour l’urgence climatique et des emplois de qualité» lors d'un point de presse tenu à Montréal dans la circonscription Laurier—Sainte-Marie.

Photo : Radio-Canada / Charles Contant

Fannie Olivier

S'il est élu, Jagmeet Singh promet de fixer des objectifs de réduction de gaz à effet de serre (GES) plus ambitieux que ceux adoptés par le gouvernement Trudeau, sans toutefois préciser ces cibles. Dans sa plateforme verte, obtenue par Radio-Canada, le NPD s'engage à investir 15 milliards de dollars sur quatre ans pour lutter contre les changements climatiques.

À quatre mois des élections, le NPD cherche à se démarquer de ses adversaires politiques en tentant de faire vibrer la fibre écologiste des électeurs.

Ainsi, il propose de fixer une cible de réduction des GES pour limiter l’augmentation de la température mondiale à 1,5 degré Celsius. Mais dans le document « Le courage d’agir : pour l’urgence climatique et des emplois de qualité » qui sera dévoilé vendredi à Montréal, le parti de Jagmeet Singh ne spécifie pas comment cela se traduirait concrètement en cible pour le Canada.

Or, selon les chiffres les plus récents d’Ottawa, le Canada est loin d’être en voie d’atteindre ses objectifs actuels. En se rendant à Paris pour signer l’Accord sur le climat en 2015, Justin Trudeau avait repris à son compte les cibles adoptées par le gouvernement de Stephen Harper, soit une réduction de 30 % des GES d’ici 2030, par rapport au niveau de 2005. Mais le dernier inventaire établit que le Canada a réduit ses émissions de moins de 2 % pour la même période.

Pour atteindre ces objectifs plus ambitieux, le NPD entend conserver la tarification du carbone mise sur pied par le gouvernement Trudeau. Néanmoins, il n’indique pas s’il augmentera la taxe imposée aux provinces soumises au plan fédéral.

Dans son document de 20 pages, le parti fait la liste d’autres initiatives qu’il propose pour s’attaquer aux changements climatiques.

Le NPD promet de remplacer les flottes de véhicules du gouvernement fédéral, y compris les voitures de Postes Canada, par des modèles électriques d’ici six ans.

Il entend également améliorer le Code national du bâtiment pour que les nouvelles constructions au pays soient « zéro énergie nette », c’est-à-dire qu’elles produiront autant d’énergie qu’elles en consommeront d’ici 2030.

Le parti mise sur les rénovations écoénergétiques, notamment pour les logements sociaux, et sur l’électrification du transport collectif. Il compte également encourager les Canadiens à acheter des véhicules zéro émission en les exemptant de la taxe de vente fédérale. Les incitatifs à l’achat pourraient atteindre 15 000 $ dans quelques années, mais uniquement pour des véhicules fabriqués au Canada. La somme des mesures touchant le transport collectif et individuel s’élèverait à 6,5 milliards de dollars.

Le NPD souhaite par ailleurs créer une Banque canadienne du climat, capitalisée à hauteur de 3 milliards de dollars afin d’accélérer l’adoption de technologies propres.

Des travailleurs installent un pipeline.

Le NPD critique sévèrement le gouvernement Trudeau pour l’achat du pipeline Trans Mountain, au coût de 4,5 milliards de dollars.

Photo : Reuters

Fin des subventions aux pétrolières

« Ce que nous ne ferons pas, c’est de continuer sur la voie que les libéraux et conservateurs ont choisie en dépensant les fonds publics dans les subventions pétrolières et gazières », peut-on lire dans le document.

Le NPD critique d’ailleurs sévèrement le gouvernement Trudeau pour l’achat du pipeline Trans Mountain, au coût de 4,5 milliards de dollars.

Enfin, le parti compte interdire les plastiques à usage unique partout au Canada d’ici trois ans et protéger 30 % du territoire d’ici 2030.

« Les gestes comptent. Justin Trudeau ne peut pas sortir de la crise climatique avec de belles paroles et les conservateurs agissent comme s’il n’y avait pas de crise, écrit Jagmeet Singh dans son mot d’introduction accompagnant le plan vert. Le temps des discours creux et des retards interminables qui définissent la politique de ces deux partis est révolu. »

Les conservateurs d’Andrew Scheer ont pour leur part promis de dévoiler leur plateforme environnementale avant la fin des travaux parlementaires.

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