•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le rocher Percé, encore le préféré de tous

Le rocher Percé au loin, vu du pont d'un voilier

Le rocher Percé, vu d'un voilier (archives)

Photo : Radio-Canada / William Bastille-Denis

Joane Bérubé
Isabelle Larose

Par une belle journée ensoleillée, lorsque le célèbre rocher apparaît tout en haut de la côte Surprise ou juste à la sortie du Pic-de-l'Aurore, le touriste lambda sait qu'il n'est pas venu pour rien.

L’imposante roche rouge fait toujours son effet. Le vert irlandais de son toit chevelu, sa proximité avec les bâtiments en brèche sur la falaise, le bleu de la mer, lui confèrent une singularité dont on ne se lasse pas.

Le rocher Percé demeure l’indétrônable roi des attraits touristiques gaspésiens. Chaque année, un demi-million de personnes se déplacent pour l’admirer.

Le rocher Percé

Percé est toujours un incontournable de la visite touristique en Gaspésie

Photo : Radio-Canada

Ceux qui vivent à l’année près du rocher ne s’en lassent pas non plus.

Bien des résidents de Percé savent qu’ils doivent une partie de leur métier, de leur richesse, à la présence du rocher.

Magique, solide, incontournable, les épithètes ne leur manquent pas pour le décrire.

Le rocher Percé, c'est notre vie! C'est la vie de tous les gens de Percé et des alentours. Les gens viennent voir cette belle roche-là qui nous représente et qui nous donne notre ouvrage pour l'été. On est bien chanceux d'avoir ça!

Marie-Paule Collin, résidente de Percé
Une femme debout dans un commerce d'artisanat.

Rachel Monnier, propriétaire de la boutique, Raoul et Simone

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Ça représente la solidité et la fragilité en même temps, puisque c'est un gros monument qui s'effrite tranquillement. C'est un super symbole qui nous représente tous.

Rachel Monnier, propriétaire de la boutique Raoul et Simone
Un homme debout sur un plage avec derrière le rocher Percé

Marc Gauthier-Grandmaison aime les multiples visages du rocher.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

C'est la vie, la passion, les couleurs, la nature. C'est un enchantement. Chaque année, il y a une fissure de plus qui se fait. C'est une histoire de plus.

Marc Gauthier-Grandmaison, artiste

Un don du ciel!

Le copropriétaire de l'auberge Camp de base Coin du Banc et directeur des courses d'Événements Gaspésia, Jean-François Tapp, est bien d’accord.

Pour lui, la présence du rocher est un privilège. On n’a même pas eu à le bâtir. Les Égyptiens, eux, ont construit leurs pyramides. Le rocher, c'est un don du ciel! C'est le gardien du tourisme en Gaspésie , s’exclame-t-il.

Le rocher Percé

À Percé, le rocher est visible de partout, sauf en cas de brouillard!

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Il surveille et nous rappelle que ce l'on fait n'est jamais assez, [jamais] suffisant, de par son ampleur, de par sa présence et sa prestance. C'est vraiment le symbole qui nous pousse à innover au quotidien.

Jean-François Tapp, copropriétaire de l'auberge Camp de base Coin du Banc et directeur des courses d'Événements Gaspésia
Un homme debout devant un boisé

Jean-François Tapp, copropriétaire de l'auberge Camp de base Coin du Banc et directeur des courses d'Événements Gaspésia

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Un rocher, un travail

Ils sont plusieurs à avoir fait du rocher, une partie de leur vie. Marie Leblanc, directrice du bureau d'accueil touristique de Percé, ne le regrette pas, ou si peu.

Son seul ennui quand elle pense au rocher, c’est de n’avoir jamais eu le plaisir de la découverte. De ne pas avoir la chance de ressentir ce que l'on ressent quand on aperçoit le rocher Percé pour la première fois de notre vie en tant qu'adulte , précise-t-elle.

Une femme avec en arrière plan le rocher Percé

Marie Leblanc, directrice du bureau d'accueil touristique de Percé,

Photo : Radio-Canada

En avril de l’an dernier, le Géoparc de Percé est devenu le premier géoparc à obtenir le label de l'UNESCO au Québec et le troisième au Canada.

Le directeur du Géoparc de Percé, Renaud Camirand, n’est pas moins enthousiaste que Marie Leblanc lorsqu’il parle du rocher.

Renaud Camirand, directeur du Géoparc de Percé

Renaud Camirand, directeur du Géoparc de Percé

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Le rocher Percé, c'est le paysage qui m'accueille tous les jours, qui me souhaite bon matin. Qu'il fasse beau ou non, c'est sûr et certain que ça ensoleille une journée.

Renaud Camirand, directeur du Géoparc et résident de Percé
Le rocher Percé avec à droit une maison jaune

Le rocher est situé à moins de 200 mètres du mont Joli, donc tout près du village.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Un rocher, une île, un parc

Il en va de même pour Rémi Plourde, directeur du Parc national de l'Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé, qui habite Percé depuis 36 ans. [Je suis] dans un secteur au joli nom de Cap-Blanc et j’ai le privilège d’être le directeur d’un des plus beaux parcs nationaux du Québec.

Vue du rocher Percé et de l'île Bonaventure

Vue du rocher Percé et de l'île Bonaventure

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Le rocher, il le connait en long et en large. Il est long, dit-il, de 476 m, haut de 88 m et d’une largeur de 90 m, il pèse 5 millions de tonnes.

Il est un inconditionnel.

Le rocher Percé, je le vois telle une cathédrale de pierre, avec les cormorans qui font office de gargouilles sur les corniches du rocher. L'impression forte qu'on a chaque fois qu'on a le tour en bateau, ça m'émeut toujours autant.

Rémi Plourde, directeur du Parc national de l'Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé
Rémi Plourde, directeur du Parc du Rocher-Percé-et-de-l'Île-Bonaventure

Rémi Plourde, directeur du Parc du Rocher-Percé-et-de-l'Île-Bonaventure

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Rémi Plourde rappelle que les touristes ne sont pas les seuls à profiter du rocher. Percé est un des plus grands refuges d’oiseaux migrateurs en Amérique du Nord.

C’est un immense plateau, décrit Rémi Plourde, bon pour pleins de niches écologiques, que ce soit pour les petits pingouins qui aiment les contreforts de l’obélisque, que ce soit les cormorans qui vont nicher au-dessus des corniches ou les mouettes tridactyles qui vont profiter des petites corniches qu’offre la formation géologique.

Mais le mastodonte s’érode. Il a perdu une de ses deux arches au milieu du 19e siècle. Quelque 300 tonnes de roches tombent chaque année du rocher.

Selon le directeur du parc, l’arche actuelle devrait céder à l’érosion d’ici 400 ans et le rocher lui-même s'être complètement désagrégé en sable dans 15 000 ans. Ça nous reste encore bien du temps pour le voir , conclut Rémi Plourde.

Plage de Percé

Plage de Percé

Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Tourisme