•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un syndicat dénonce le manque de professionnels dans les commissions scolaires de l'Outaouais

Des élèves lèvent la main dans une salle de classe.

Des élèves dans une salle de classe (archives)

Photo : iStock

Radio-Canada

En Outaouais, la majorité des commissions scolaires peinent à recruter des professionnels en éducation, alors que le gouvernement Legault s'apprête à implanter des classes de maternelle 4 ans partout au Québec.

Le Syndicat de l'enseignement en Outaouais ne décolère pas, affirmant qu'il faut davantage de professionnels en éducation dans les écoles — comme des psychologues, orthopédagogues et psychoéducateurs.

Malheureusement, les besoins sont présentement criants dans nos écoles, explique la présidente syndicale, Suzanne Tremblay. On le constate, ici en Outaouais, on est sous la moyenne au niveau du nombre de professionnels dans nos écoles, ajoute-t-elle.

On le sait, on a fait le choix de l'austérité en éducation et malheureusement, ça a laissé des traces.

Suzanne Tremblay, présidente du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais

Selon des données du ministère de l'Éducation, 3 commissions scolaires sur 5 en Outaouais ont des ratios inférieurs à la moyenne québécoise de 1 professionnel en éducation à temps plein pour 176 élèves pour l'année scolaire 2017-2018.

Un tableau qui recense le nombre de professionnels par commission scolaire.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Selon des données du ministère de l'Éducation, 3 commissions scolaires sur 5 ont des ratios inférieurs à la moyenne québécoise.

Photo : Radio-Canada

Le manque de professionnels en éducation dans les écoles force les commissions à faire des choix difficiles, mettant en jeu la réussite des élèves, selon le syndicat.

C'est terrible de faire des choix quand on a des jeunes qui sont en grand besoin, parce que des jeunes qui sont bien accompagnés, ce sont des jeunes qui vont bien réussir, explique Mme Tremblay.

Directrice des ressources humaines à la Commission scolaire des Portages-de-l'Outaouais, Lucie Plouffe partage l'inquiétude du syndicat.

On a effectivement de très grands besoins, si l'on parle par exemple des psychologues qui nous accompagnent dans nos écoles. Depuis deux ans, on a un poste qui n'est pas comblé au niveau des psychologues, témoigne-t-elle.

Parfois, les commissions scolaires doivent faire appel au privé pour pallier le manque. On a les ressources monétaires, on a l'argent, mais on n'a pas nécessairement les ressources humaines. Donc, il arrive dans certains cas où le besoin est criant de faire appel au privé, explique Christian Laforest, secrétaire général de la Commission scolaire des Draveurs.

La Fédération des professionnelles et professionnels de l'éducation du Québec (FPPE) propose d'établir des ratios.

Le gouvernement est capable d'évaluer un ratio. Nous, on parle de 5 professionnels par 1000 élèves. On peut évaluer un ratio et dire aux commissions scolaires : "Voici un ratio de base". Il peut être bonifié en fonction d'un critère de défavorisation ou de géographie avec une obligation de service dans les écoles, assure Johanne Pomerleau, présidente de la FPPE.

La Fédération se dit prête à discuter de ces enjeux avec le gouvernement du Québec pour trouver des solutions et éviter que certains parents ne se tournent vers le privé pour obtenir des services.

Avec les informations de Florence Ngué-No

Ottawa-Gatineau

Éducation