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La Maison du notaire : trois étages de trésors du passé

La Maison du notaire à Sainte-Geneviève-de-Batiscan.

La Maison du notaire à Sainte-Geneviève-de-Batiscan.

Photo : Radio-Canada / Guylain Côté

À la Maison du notaire à Sainte-Geneviève-de-Batiscan, chaque pas mène à une trouvaille. Imaginez trois étages de trésors d'antan. De quoi faire perdre la notion du temps aux passionnés d'histoire et de patrimoine.

Le coup de foudre

C’est le gîte qui nous a trouvé, lance Lynda Clément qui, avec son conjoint, a eu un véritable coup de cœur pour la maison victorienne située aux abords de la rivière Batiscan. C’était il y a bientôt 20 ans.

Certes, c’était le début d’un rêve pour le couple, mais il a fallu être visionnaire et travailler d'arrache-pied pour redonner au lieu son lustre d’antan. La maison avait manqué d’amour, dit Lynda Clément. Des années de travaux ont été nécessaires pour mettre en valeur le cachet d’origine.

La maison au moment où Lynda Clément et son mari sont devenus propriétaires.

La maison au moment où Lynda Clément et son mari sont devenus propriétaires.

Photo : Radio-Canada / Guylain Côté

Lynda Clément a peint des décorations de la maison à la main.

Lynda Clément a peint des décorations de la maison à la main.

Photo : Radio-Canada / Guylain Côté

Je trouvais qu’il y avait une âme dans cette maison-là, un vécu extraordinaire.

Lynda Clément, copropriétaire de La Maison du notaire

Un peu d'histoire

L’habitation, qui a été construite par le notaire David-Tancrède Trudel vers 1896, a eu plusieurs vies avant de redevenir « la Maison du notaire » en 2001. Elle a été abandonnée pendant une vingtaine d’années dans la première moitié du 20e siècle, en raison de droits de succession complexes. Elle a été acquise par des particuliers en 1979 puis en 1997. Le bâtiment a aussi été aménagé en résidence pour aînés pendant un certain temps.

La vocation de gîte est venue naturellement pour les nouveaux propriétaires. La demande était là, explique Lynda Clément. On s’est rendu compte à quel point les gens de la place étaient contents de retrouver la maison et de lui redonner un peu ses lettres de noblesse, raconte l’hôte.

Lynda Clément conserve précieusement les souvenirs de l'époque du notaire.

Lynda Clément conserve précieusement les souvenirs de l'époque du notaire.

Photo : Radio-Canada / Guylain Côté

Des oiseaux par dizaines

Impossible de rester indifférent aux chants des oiseaux qui accueillent les visiteurs dès l’ouverture des portes.

Combien y en a-t-il? Lynda Clément préfère ne pas compter! Elle a un attachement particulier pour ses Diamants de Gould, une espèce rare aux couleurs vives.

Les oiseaux sont présents à l'entrée du gîte.

Les oiseaux sont en très grand nombre à l'entrée du gîte.

Photo : Radio-Canada / Guylain Côté

C’est tellement apaisant, c’est tellement extraordinaire, c’est comme si la nature était à l’intérieur de la maison. C’est quelque chose dont je ne me passerais pas, de les entendre, ça commence bien la journée.

L’esprit de l’époque du notaire

La Maison du notaire fait penser à un manoir labyrinthique avec ses mille et une pièces. On se sent transporté dans un jeu d’enquête Clue grandeur nature. Il y a le hall, la cuisine, la salle à manger, le bureau, la véranda, le grand et le petit salon... et ainsi de suite.

L'un des salons du gîte.

L'un des salons du gîte.

Photo : Radio-Canada / Guylain Côté

Le petit escalier, étroit et escarpé, qui mène à l’une des chambres, nous rappelle que nous sommes loin de la fiction. C’est celui qu’utilisait les domestiques du notaire au début du 20e siècle.

Lynda nous invite également à visiter la voûte de l’époque, en béton, devenue un garde-manger.

Les hôtes ont leurs appartements au deuxième étage. Juste au-dessus, au troisième, se trouvent quatre chambres distinctes.

Les gens peuvent choisir la chambre qui leur ressemble, dit Lynda Clément. Et quand ils reviennent, il n’est pas rare qu’ils se réapproprient « leur chambre » remarque-t-elle.

L'une des chambres du gîte.

L'une des chambres du gîte.

Photo : Radio-Canada / Guylain Côté

Au-delà des pièces et des couloirs, il y a les objets qui donnent vie à l’endroit. Le décor est chargé d’histoire.

Chaque objet parle à l’intérieur de cette maison, chaque objet nous rappelle quelque chose, qu’on ait 20 ans ou qu’on ait 80.

Lynda Clément, copropriétaire de La Maison du notaire
Lynda Clément se fait un plaisir d'expliquer aux gens à quoi servaient les objets d'antan.

Lynda Clément se fait un plaisir d'expliquer aux gens à quoi servaient les objets d'antan.

Photo : Radio-Canada / Guylain Côté

Lynda Clément a plusieurs coins thématiques dans la maison.

Lynda Clément a plusieurs coins thématiques dans la maison.

Photo : Radio-Canada / Guylain Côté

Des timbres de ration du temps de la guerre, un sceau ayant appartenu au notaire, de la coutellerie ancienne, des valises de l’époque du Titanic. Voilà quelques objets qui ornent les pièces. C’est comme au musée, à l’exception que Lynda invite les gens à toucher sans gêne, pour découvrir ou redécouvrir.

               Lynda Clément est passionnée de patrimoine.

Lynda Clément est passionnée de patrimoine.

Photo : Radio-Canada / Guylain Côté

Les gens ont besoin de se retrouver dans une maison où il y a des objets qui leur rappellent un peu leur passé, ajoute-t-elle.

Le salon des parfums

Voilà une salle qui laisse place à l’imaginaire et aux souvenirs olfactifs. Comme pour les oiseaux, Lynda Clément ignore combien de flacons sont rassemblés dans la pièce. Peut-être un millier, dit-elle.

Le salon des parfums.

Le salon des parfums.

Photo : Radio-Canada / Guylain Côté

Ça a toujours une histoire, une bouteille de parfum. Ça a appartenu à, c’était sur le bureau de ma tante, c’était à mon grand-père, énumère Lynda Clément.

C’est tellement beau d’entendre les histoires des gens sur un flacon de parfum!

Lynda Clément, copropriétaire de La Maison du notaire

Lynda Clément se fait un devoir de documenter chaque flacon, de formes et de tailles diverses. Elle met une étiquette et elle écrit dans un grand livre aux allures de grimoire de qui vient la bouteille et son effluve. Je me dis qu’un jour, ce sera peut-être les descendants de ces gens-là qui diront : "ah! C’était à matante chose!"

Quelques échantillons des nombreux parfums exposés dans la pièce.

Quelques échantillons des nombreux parfums exposés dans la pièce.

Photo : Radio-Canada / Guylain Côté

Même après deux décennies d’opération et quelques années où elle s’est trouvée ralentie par la maladie, Lynda Clément a toujours ouvert ses portes à ceux qui demandaient le gîte et le couvert. La passion reste toujours aussi vive. Elle invite les gens à passer, même si c’est seulement pour dire bonjour.

La rencontre des gens c’est définitivement, mon mari et moi, ce qui nous passionne le plus, dit-elle avec authenticité.

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