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Un signe encourageant pour l’avenir du saumon atlantique

Un saumon atlantique qui saute.

La Fédération du saumon atlantique note une hausse du nombre de madeleineaux en 2018, mais le déclin des saumons matures se poursuit.

Photo : getty images/istockphoto / Wild & Free

Pierre-Philippe LeBlanc

La Fédération du saumon atlantique note une hausse réjouissante du nombre de madeleineaux en 2018, mais tout n'est pas rose pour autant pour l'espèce.

L’organisme vient de publier un rapport intitulé État des populations 2019 et présente un sommaire des montaisons de saumons en Amérique du Nord en 2018.

En 2018, la montaison a été estimée à 581 000 madeleineaux. C’est le troisième total le plus élevé depuis la série chronologique, depuis 48 ans. Ça représente une hausse de 29 % par rapport à 2017. Il faut indiquer également que la grande majorité des madeleineaux d’Amérique du Nord, 92 % environ, retournent aux rivières de Terre-Neuve-et-Labrador, souligne le directeur des programmes au Québec de la Fédération, Charles Cusson.

N’importe quel temps qu’on remarque une augmentation des poissons, c’est toujours encourageant.

Charles Cusson, directeur des programmes au Québec de la Fédération du saumon atlantique

La récolte totale de saumons atlantiques en Amérique du Nord était à son niveau le plus bas en 2018 depuis que la Fédération tient un registre à ce sujet, soit depuis 1972. Cette baisse favorise le rétablissement de l’espèce. La Fédération l’attribue notamment au plan de gestion du saumon au Québec et à la remise à l’eau obligatoire imposée temporairement à Terre-Neuve-et-Labrador en 2018. La remise à l’eau est une mesure imposée dans les autres provinces de l’Atlantique depuis 2015.

Par contre, le déclin des saumons matures s’est poursuivi en 2018, ajoute Charles Cusson.

Du côté moins encourageant, on remarque une baisse des grands saumons au niveau des montaisons aux rivières en Amérique du Nord. C’est la troisième année qu’on remarque une baisse du nombre de saumons matures, de grands saumons qui ont passé deux ou trois ans en mer, dû à différents facteurs dans la mer, affirme Charles Cusson.

Plusieurs facteurs contribuent à la détérioration continue de l’espèce, selon la Fédération qui montre du doigt l’aquaculture en cages à filets ouverts, la perte d’habitat et les conditions changeantes dans l’océan.

Un espoir pour l'avenir

Pour le rétablissement de l’espèce, la Fédération fonde beaucoup d’espoir sur l’accord conclu l’an dernier avec le Groenland. Les saumons de plus de 2000 rivières se retrouvent dans les eaux du Groenland pour se nourrir.

La pêche au Groenland normalement se déroule de la mi-août jusqu’à la mi-octobre. Il faut remarquer qu’une entente spéciale a été conclue le printemps dernier pour une période de 12 ans qui permet une pêche de subsistance avec un quota de 20 tonnes et qui par le fait même suspend la pêche commerciale pour la durée de l’entente, de 2018 à 2030, ce qui va avoir un effet à long terme d’augmenter, on l’espère bien, le nombre de saumons matures qui vont revenir frayer dans les rivières d’Amérique du Nord, comme au Nouveau-Brunswick, au Québec, à Terre-Neuve, conclut Charles Cusson.

Nouveau-Brunswick

Protection des espèces