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La loi sur les véhicules à zéro émission est adoptée en Colombie-Britannique

Une Chevrolet Bolt l'hiver, lors d'une recharge.

Le Zero-Emission Vehicles Act a été adopté mercredi.

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Radio-Canada

Le gouvernement de la Colombie-Britannique a adopté une loi visant à ce que toutes les voitures et camionnettes neuves vendues ou louées avec option d'achat dans la province n'émettent aucun gaz à effet de serre d'ici 2040.

Selon la nouvelle loi, parmi les véhicules à zéro émission figurent les véhicules électriques à batterie, les véhicules hybrides rechargeables et les véhicules à hydrogène.

L'objectif à court terme de la loi est que 10 % des voitures et des camionnettes vendues dans la province n'émettent aucun gaz à effet de serre d'ici 2025.

Pour Dan Woynillowicz, directeur des politiques à Clean Energy Canada, la loi est un outil qui permettra aux Britanno-Colombiens d’accéder aux véhicules qu’ils recherchent.

« Elle contribuera grandement à la résolution d’un problème auquel nous faisons face en Colombie-Britannique. Il y a plus de Britanno-Colombiens souhaitant acheter des véhicules électriques que le nombre de véhicules que nous avons chez les concessionnaires », explique-t-il.

Selon M. Woynillowicz, les objectifs établis par la nouvelle loi pourraient être revus pendant les 20 prochaines années, puisque les politiciens suivront la demande et la disponibilité de véhicules à zéro émission sur le marché.

Des doutes chez l'opposition officielle

Les libéraux de la Colombie-Britannique ont voté pour la loi, mais, selon Peter Milobar, porte-parole en matière d'environnement de l'opposition officielle, elle présente certains problèmes qui la rendront pratiquement inefficace.

Le fait que les automobilistes peuvent toujours se procurer des véhicules en Alberta s’ils ne veulent pas de véhicules sans émissions n'est pas idéal, explique M. Milobar. De plus, le système de crédits inscrit dans la loi offre une échappatoire aux fabricants.

« Le gouvernement peut vendre des crédits et n'a aucune limite au nombre de crédits qu’il peut créer. Alors les fabricants seraient capables d’accéder à ces crédits, et de payer un peu plus au gouvernement, sans réellement avoir mis plus de véhicules électriques en circulation », dit-il.

M. Milobar soutient également que le fait de mettre l'accent sur les émissions émises par des véhicules au cours des 20 prochaines années n’aura pas un grand impact sur la réduction des émissions globales de la province.

Selon lui, les moteurs à combustion deviennent de moins en moins polluants et ne devraient donc pas être interdits.

« Aucune des dates envisagées pour les réductions ciblées ne sera réellement valable qu’après la prochaine élection générale », conclut M. Milobar.

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