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Les eaux rouges de Tata Steel font des vagues jusqu’à l’Assemblée nationale

Certaines des installations de la minière Tata Steel près de Schefferville. Le minerai de fer qui y est extrait est transporté par train jusqu'à Sept-Îles où il est ensuite chargé sur des bateaux minéraliers.

Photo : Benoit Desjardins

Nicolas Lachapelle-Plamondon
Djavan Habel-Thurton

La présence d'eau rouge autour des installations de la minière Tata Steel a fait réagir à l'Assemblée nationale. Les porte-parole en environnement des divers partis de l'opposition s'inquiètent du danger de ces déversements sur la faune et sur la flore, mais aussi sur les populations innues et naskapies qui vivent encore du territoire.

L’opposition reproche notamment au gouvernement Legault son manque de transparence dans cette affaire.

Tout ce qui compte, c'est de savoir c'est quoi qui coule. Deuxièmement, de le ramasser. Pis troisièmement, de s'assurer de la santé de la population.

Sylvain Gaudreault, porte-parole du Parti Québécois en environnement
Ruba Ghazal de Québec Solidaire entouré de Marie Monpetit du Parti Libéral et Sylvain Gaudreault du Parti Québécois.

Les porte-parole des partis de l'opposition s'inquiètent.

Photo : Radio-Canada

La porte-parole de Québec Solidaire en environnement, Ruba Ghazal, avait elle, beaucoup de questions. Qu'est-ce que le ministère de l'Environnement a fait? Est-ce qu'ils ont demandé des analyses? Est-ce que les analyses sont faites?

Si, comme la minière le dit, ce n’est pas dangereux, où sont les résultats? Qu'on les rende publics!

Ruba Ghazal, porte-parole de Québec Solidaire en environnement

Plus tôt cette semaine, le conseil innu de Matimekush-Lac John, appuyé par un biologiste indépendant, reprochait à la minière de manquer à ses engagements environnementaux, ce qu'elle nie.

Le conseil de Matimekush-Lac John rapporte pas moins de 23 sources de déversements d’eau rouge depuis le site de la minière jusque dans les cours d’eau environnants.

De son côté, la minière rétorque que l'eau rouge ne représente pas un risque pour les humains ni pour la faune et la flore environnantes.

Pourtant, le ministre de l'Environnement indique que son ministère a transmis, en début d'année, un rapport au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) pour une analyse du dossier.

Ce sera donc au DPCP de déterminer s’il y a lieu de porter des accusations.

François Legault entouré de journaliste

Le premier ministre se dit préoccupé par la situation.

Photo : Radio-Canada

C'est préoccupant de voir la couleur de l'eau, mais au-delà de la couleur de l'eau, moi, je veux avoir des spécialistes qui me fassent rapport.

François Legault, premier ministre du Québec

Le ministère de l’Environnement est sur place pour s’assurer que la situation soit corrigée le plus rapidement possible.

Des agents d'Environnement Canada sont également sur place depuis mardi pour enquêter sur des plaintes de mauvaises pratiques environnementales déposées par un biologiste et la communauté de Matimekush-Lac John.

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