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Commissaire aux langues officielles : 7 personnes avaient posé leur candidature

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs.

Blaine Higgs a annoncé mardi qu'il annulait le processus de sélection du commissaire aux langues officielles pour en lancer un nouveau.

Photo : Radio-Canada

Anaïs Brasier

Blaine Higgs affirmait mardi que seulement deux personnes avaient posé leur candidature pour le poste de commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick. Pourtant, sept personnes ont postulé et quatre d'entre elles ont même passé des entrevues d'embauche entre septembre 2018 et mars 2019.

C'est ce qu'a confirmé le bureau du premier ministre du Nouveau-Brunswick mercredi après-midi, à peine 24 heures après que ce dernier eut déclaré que seulement 2 personnes avaient postulé. Le faible nombre de personnes intéressées par la position faisait partie des raisons pour lesquelles il faut, selon Blaine Higgs, annuler le concours déjà entamé et en lancer un nouveau.

Moi, je suis très inquiet, lance le député libéral Gilles Lepage. Ce qui inquiète notamment l’opposition officielle, c’est le peu de temps qu’il reste pour terminer le processus de sélection d’un nouveau commissaire aux langues officielles.

Selon la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick, le nouveau commissaire aux langues officielles doit être nommé un an après le départ du précédent. La démission de Katherine d’Entremont, ancienne commissaire aux langues officielles, est entrée en vigueur le 23 juillet 2018. La loi oblige donc le gouvernement à trouver un nouveau commissaire d’ici cette date.

Il ne semble pas comprendre l’étendue de la Loi sur les langues officielles et les responsabilités civiles et légales qui lui sont conférées par cette loi.

Gilles Lepage, député libéral
Gilles Lepage en entrevue à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick, à Fredericton.

Gilles Lepage, député libéral dans Restigouche-Ouest, estime que le premier ministre Higgs connaît mal la Loi sur les langues officielles.

Photo : Radio-Canada

Il croit même que le gouvernement pourrait avoir des intentions cachées. On voit les vraies couleurs du gouvernement conservateur-allianciste. Du côté des langues, on sait la position des alliancistes, d’abolir le poste du commissaire aux langues officielles. Aujourd’hui, est-ce que c’est là où on veut en venir avec les non-réponses du premier ministre?

Si on ne veut pas respecter la loi, est-ce qu’on veut abolir le poste de commissaire aux langues officielles?

Gilles Lepage, député libéral

Le premier ministre Blaine Higgs a quant à lui assuré que le gouvernement allait faire son possible pour respecter les exigences de la Loi. Il admet cependant qu’il aurait pu relancer le processus plus tôt.

Le ministre de la Francophonie, Robert Gauvin ne s’inquiète pas non plus de la situation. Premièrement, vous savez qu’on a bonifié le salaire du commissaire aux langues officielles? [...] L’important, c’est le bilinguisme au Nouveau-Brunswick et on est commis à ça parce qu’on le valorise beaucoup.

Le ministre de la Francophonie du Nouveau-Brunswick, Robert Gauvin, en entrevue.

Le ministre de la Francophonie, Robert Gauvin, n'est pas inquiété par le processus de recrutement d'un nouveau commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada n’avait pas encore appris que sept personnes avaient déposé leur candidature pour être commissaire aux langues officielles au moment de ces entrevues. Gilles Lepage, Blaine Higgs et Robert Gauvin ne se sont donc pas exprimés directement sur cette question lorsqu'ils ont parlé aux journalistes mercredi après-midi.

Avec les informations de Michel Corriveau

Nouveau-Brunswick

Politique provinciale