•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les loups ontariens déménagés à l’Isle Royale s’adaptent tant bien que mal

Un loup qui sort d'une cage

Plusieurs loups ont été transférés vers le parc national de l’Isle Royale à partir de l’automne dernier, dans le but de contrer le déclin de l’espèce.

Photo : Service des parcs nationaux des États-Unis

Radio-Canada

Malgré la mort d'un des loups transférés cet hiver sur cette île du lac Supérieur, dans l'état du Michigan, les responsables du parc demeurent optimistes pour le reste de la meute et le contrôle de la population d'orignaux.

À la fin de mars, des employés du Service des parcs nationaux (NPS) des États-Unis ont remarqué qu’un collier GPS de loup transmettait un signal indiquant que l'animal était mort.

Il s’agissait d’un mâle qui avait été transféré de l’Ontario en février.

Le personnel du NPS, incapable d’accéder à l’île à ce moment-là, a dû attendre la réouverture du parc pour la saison 2019 pour retrouver la carcasse de l’animal.

Une carte de l'Isle Royale, dans le lac Supérieur, avec des étoiles, des cercles et des lignes montrant les mouvements d’un animal.

Le carré rouge montre l’emplacement approximatif où le loup mort a été retrouvé. Les chercheurs suivent à la trace les loups grâce à des colliers GPS.

Photo : National Park Service

Les enquêteurs n’ont trouvé aucun signe apparent de blessure ou de lutte, mais la carcasse s’était détériorée en raison de la fonte des neiges et de l’humidité, ce qui empêche de déterminer avec précision la cause de la mort.

Après le transfert de 11 loups cet hiver, ce fut une déception d’apprendre cette mort, et c’est encore plus frustrant de savoir que la carcasse n’a pu être retrouvée à temps pour une nécropsie détaillée, a déclaré Mark Romanski, chef de division des ressources naturelles pour le parc de l’Isle Royale.

Quelques semaines auparavant, ce mâle voyageait avec l’une des femelles transférées du Minnesota en octobre 2018. Ça aurait été bien de les voir rester ensemble.

Mark Romanski, chef de division des ressources naturelles pour le parc de l’Isle Royale

La survie annuelle des loups sauvages dans le nord du Michigan est d’environ 75 % ou, inversement, on peut s’attendre à un taux de mortalité annuel d’environ 25 %, selon le NPS.

L’île compte maintenant 14 loups, dont 12 qui ont été transférés avec succès du Minnesota et du Canada.

Les nouveaux loups commencent à former des associations les uns avec les autres, comme en témoignent leurs coordonnées GPS qui se chevauchent à certains moments et à certains endroits.

Une louve arrivée du Minnesota en septembre 2018 et deux mâles de l’île Michipicoten, en Ontario, voyagent ensemble depuis le début d’avril, notamment.

Bien que les données GPS indiquent que ces trois loups aient été ensemble à de nombreuses reprises, il est trop tôt pour dire si nous avons une meute de loups, mais il est rassurant de constater que nous avons des loups qui passent du temps ensemble et qui se nourrissent.

Mark Romanski, chef de division des ressources naturelles pour le parc de l’Isle Royale

Le NPS et ses partenaires de l’Université de l’État de New York ont lancé une étude pour examiner la prédation estivale et utiliseront les coordonnées de géolocalisation afin de déterminer si les loups ont tué un animal, s’ils se nourrissent ou se reposent.

Ces données aideront les gestionnaires et les scientifiques à mesurer l’impact de la population de loups sur la population d’orignaux de l’île et à déterminer s'ils chassent d’autres espèces comme le castor et le lièvre d’Amérique.

Faune et flore

Environnement