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Un groupe autochtone relance un appel à investir dans le pipeline Trans Mountain

Un homme parle devant plusieurs microphones.

Shane Gottfriedson, de Projet Réconciliation, discute avec Ottawa pour que des groupes autochtones deviennent actionnaires majoritaires du projet Trans Mountain.

Photo : Radio-Canada / Michael Mcarthur

Eva Uguen-Csenge

À l'Assemblée législative de la Colombie-Britannique mercredi, un groupe de leaders autochtones a réitéré son appel à plus de 300 organes autochtones et Premières Nations de l'Ouest canadien à devenir des investisseurs dans le projet d'expansion de l'oléoduc Trans Mountain.

Le groupe Project Reconciliation leur propose d’être actionnaires majoritaires de 51 % du projet qui vise à tripler la capacité du pipeline reliant du bitume de l'Alberta vers la côte ouest.

« Nous savons à quel point il est important de transporter les ressources énergétiques vers les marchés », dit Shane Gottfriedson, un représentant du groupe. « Il n’est pas uniquement question d'un programme social, il est aussi question d'un programme économique. »

Carte montrant le tracé entre Edmonton et Burnaby

Tracé du projet d'expansion de l'oléoduc TransMountain

Photo : Radio-Canada

Le groupe n'a pas dévoilé quels investisseurs se sont joints au projet jusqu'à maintenant, mais dit qu'il y aura une annonce la semaine prochaine sur la participation d'un établissement financier.

Plusieurs Premières Nations continuent toutefois de s’opposer à Trans Mountain et tentent de bloquer son expansion pour des raisons environnementales. D’autres affirment que le projet n’a pas mené un processus de consultations adéquat avec les groupes autochtones dont le territoire serait touché par l’oléoduc.

Project Reconciliation a déjà reçu l’appui des présidents de certaines compagnies pétrolières canadiennes et a entamé des discussions avec Ottawa. Au moins cinq groupes distincts poursuivent des démarches en vue d’acquérir des parts dans le pipeline.

Le gouvernement de Justin Trudeau s’est porté à la rescousse du pipeline controversé en mai 2018 en l’achetant à l’entreprise Kinder Morgan pour la somme de 4,5 milliards de dollars. Il a déjà indiqué qu'il ne souhaitait pas être propriétaire de l'oléoduc à long terme.

La décision finale du gouvernement sur le projet est prévue pour le 18 juin.

D’après des renseignements de Tanya Fletcher

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