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Le Parlement israélien dissous, des élections en septembre

Le premier ministre Nétanyahou assiste à une réunion du Likoud  au parlement le 29 mai 2019.
Benyamin Nétanyahou doit annoncer avant minuit une coalition de gouvernement, sinon il faudra revenir aux urnes. Photo: Reuters / Ronen Zvulun
Radio-Canada

Après l'échec des tractations menées par le premier ministre Benyamin Nétanyahou pour former une coalition gouvernementale, les députés ont voté la dissolution du Parlement et le retour aux urnes le 17 septembre.

Le vote pour la dissolution a eu lieu dans la nuit, en deuxième et troisième lectures par 74 voix pour et 45 contre, à l'instigation du Likoud du premier ministre Nétanyahou.

Au pouvoir depuis 10 ans, M. Nétanyahou pourrait prendre part aux élections anticipées malgré ses ennuis judiciaires.

Le premier ministre, qui est menacé d'inculpation dans trois affaires de corruption, clame son innocence et dénonce une « chasse aux sorcières ».

Plus tôt, et contrairement à son habitude, le président Rivlin avait mis en ligne une vidéo expliquant son rôle, précisant que si le Parlement venait à décider sa dissolution de lui-même, son autorité s'arrêtait là.

Des voix s’élèvent pour dénoncer le gaspillage de fonds pour la tenue de nouvelles élections. Un responsable gouvernemental a évoqué l’équivalent de 176 millions de dollars pour la dissolution et le scrutin.

Ce montant viendrait s’ajouter à la perte d'une journée de travail, le jour de vote n’étant pas travaillé en Israël.

Négociations difficiles

Benyamin Nétanyahou, dont le Likoud a remporté les élections d'avril, avait jusqu'à minuit pour former un gouvernement. Il a tenté jusqu'à la dernière minute de rassembler une majorité de 65 sièges de droite, sur un total de 120.

Il a mené des tractations de coulisses dans un contexte d’antagonisme entre la formation politique Israël Beiteinou et les ultra-orthodoxes divisés sur la question de l'exemption de service militaire, dont bénéficient des dizaines de milliers d'étudiants des écoles talmudiques.

Cette exemption est perçue par beaucoup comme une faveur dans un pays où tous les citoyens, sauf exception, sont tenus d'effectuer le service militaire.

Avigdor Lieberman, le chef d'Israël Beiteinou, a été le plus farouche opposant à cette exception dont bénéficient certains jeunes religieux.

Cet ancien ministre de la Défense a refusé de participer au gouvernement si celui-ci ne votait pas une loi annulant l'exemption systématique des ultra-orthodoxes. « Question de principe » et refus de participer à un gouvernement sous la coupe de la loi juive, disait-il.

M. Nétanyahou a tenté de le convaincre en présentant une proposition de dernière minute pour désamorcer la crise. En vain.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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