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Des restaurateurs garderont le salaire minimum à 15 $ au menu du jour

Une scène de service dans un restaurant.

L'idée d'un salaire minimum à deux vitesses n'est pas au goût de tous les entrepreneurs.

Photo : Associated Press / Elaine Thompson

Radio-Canada

Ne voulant pas créer des salariés de seconde classe, certains restaurateurs albertains ne voient pas d'un bon oeil le projet de loi 2 de Jason Kenney qui leur permettrait de moins bien rémunérer leurs employés mineurs.

C’est dans l’idée de réduire le fardeau des entreprises que Jason Kenney a déposé, lundi, le projet de loi (Nouvelle fenêtre) qui fera passer le salaire minimum des jeunes de moins de 18 ans de 15 $ à 13 $ à compter du 26 juin.

Mais cette mesure cause plus d’embarras aux propriétaires du restaurant Canteen qu’elle ne les incite à embaucher plus de personnel.

« Je ne peux rien enlever à mes employés, affirme Andrea Olsen, la copropriétaire de l'établissement, situé 124e rue, à Edmonton. Ils sont fantastiques et je trouve que leur salaire est plus que raisonnable. »

Pas dans son assiette

Entre 2015 et 2018, les néo-démocrates de Rachel Notley ont fait progressivement passer le salaire minimum de 10,20 $ à 15 $ de l'heure en Alberta.

Andrea Olsen a dû apporter de gros changements à son modèle d’affaires pour s’adapter à ces augmentations successives du salaire minimum. L’an dernier elle a réduit ses effectifs de 25 % et a décidé de fermer son établissement le lundi midi.

Elle a réussi à retomber sur ses pattes et ne compte pas faire marche arrière aujourd’hui.

Je ne peux juste pas m’imaginer dire à une personne que j’ai engagée à 15 $ de l’heure : “Maintenant je vais moins te payer, pour faire le même travail, avec les mêmes attentes.”

Andrea Olsen, propriétaire du restaurant Canteen

Alison McIntosh, directrice de recherches à l’Institut Parkland, s'intéresse aux effets socioéconomiques de la coexistence de deux taux de salaire minimum.

« On va voir apparaître des salariés de seconde classe, prévient-elle. Cela remet en cause l’égalité entre des personnes qui réalisent le même travail. »

En plus de la baisse du salaire minimum, le projet de loi 2 prévoit notamment un retour aux anciennes règles entourant la rémunération des jours fériés.

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