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Revente des billets des Raptors : le libre marché prôné par le gouvernement Ford

Une foule de gens tenant des drapeaux et des bâtons. Un homme à l’avant-plan tient une pancarte sur laquelle il est écrit en anglais qu’il veut des billets.

Les partisans des Raptors aiment se rassembler au « Jurassic Park » devant le stade à Toronto pour regarder des matchs.

Photo : CBC/John Rieti

Jean-François Morissette

Le gouvernement Ford n'entend pas légiférer afin de limiter l'explosion des prix des billets revendus pour des concerts et matchs sportifs, comme pour les parties des Raptors. Sur le populaire site de revente StubHub, les prix varient désormais entre 730 $ et 81 000 $ pour le premier match de la finale de la NBA à Toronto.

Avec la folie des Raptors qui s’empare de la Ville Reine, plusieurs partisans n’ont pas réussi à mettre la main sur des billets pour les deux premières parties qui auront lieu à Toronto. Lors de leur mise en vente, lundi dernier, les billets pour les deux parties qui auront lieu jeudi et dimanche ont été vendus en quelques minutes. Le prix de base d’un billet était de 400 $ lors de sa mise en vente officielle.

En 2017, le gouvernement libéral de Kathleen Wynne avait imposé une limite sur le prix de revente du billet. En vertu de cette loi, il était désormais impossible de revendre un billet à plus de 50 % de sa valeur nominale.

La nouvelle réglementation promettait aussi de bannir les logiciels d’achat automatisé de billets, appelés « bots » en anglais et devait entrer en vigueur le 1er juillet dernier.

Or, à son arrivée au pouvoir, le gouvernement Ford a choisi d’annuler l’implantation de ces mesures. Le ministre des Services gouvernementaux et des Services aux consommateurs, Bill Walker, avait alors indiqué que la législation libérale était « inapplicable ».

À la lumière de la valeur des billets sur les sites de reventes, le ministre Walker estime toujours que le gouvernement ne devrait toujours pas légiférer en la matière.

Nous n’allons pas limiter ce que les gens sont prêts à payer pour un événement. Si les gens sont prêts à payer, qui suis-je pour dire ce que l’on doit payer?

Bill Walker, ministre des Services gouvernementaux et des Services aux consommateurs

Si les gens sont prêts à payer 50 $, ils peuvent le faire. S’ils peuvent payer plus, ils ont le choix de le faire, a-t-il insisté.

Pour le ministre Walker, le libre marché doit primer.

Un homme assi sur un siège.

Le ministre des Services gouvernementaux et des Services aux consommateurs, Bill Walker.

Photo : Radio-Canada

Restaurer la loi

Pour Marie-France Lalonde, députée libérale de la circonscription d’Orléans, il faut protéger les partisans avant tout. Dans le gouvernement Wynne, elle a notamment occupé le poste de ministre des Services gouvernementaux et des Services aux consommateurs.

Selon elle, le gouvernement doit tout faire pour protéger les consommateurs.

La limite de 50 % pour la revente de billets était là pour une raison : les partisans.

Marie-France Lalonde, députée libérale
Une femme.

La députée libérale Marie-France Lalonde

Photo : Radio-Canada

Elle estime qu’en retirant la limite imposée sur la revente des billets, le gouvernement a éliminé la protection des consommateurs.

Ils enlèvent la possibilité pour les consommateurs de participer à cet événement historique, a-t-elle déclaré.

Andrea Horwath, chef du Nouveau Parti démocratique de l’Ontario, estime que le gouvernement n’aurait jamais dû éliminer la limite. Selon elle, la situation est injuste pour les partisans des Raptors qui aimeraient assister aux parties.

Des partisans pour un contrôle des prix

Plusieurs partisans se sont exprimés en faveur du retour de la loi de l’ancien gouvernement Wynne.

Restaurer les règles permettrait de donner une chance d’avoir des billets. Du moins, si l’on restaurait une partie des règles qui étaient en place, cela donnerait la chance aux vrais partisans d’avoir accès à des billets et pas seulement aux partisans les plus riches, a indiqué Branden Handley.

Un homme avec des lunettes

Branden Handley

Photo : Radio-Canada

Même son de cloche d'Ella Qig.

Je crois que le gouvernement devrait en faire plus. Le fait que Stubhub et Ticketmaster fassent partie de la même compagnie n'est pas logique. On dirait une arnaque, a-t-elle expliqué.

StubHub et Ticketmaster n’ont pas répondu aux demandes d’entrevue de Radio-Canada.

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