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Archives

Depuis 90 ans, les plaisanciers font le « Tour de la Gaspésie »

Paysage village de Grande-Vallée au bord de la mer en Gaspésie.

Depuis 1929, les voyageurs peuvent faire le « Tour de la Gaspésie »

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

C'est en mai 1929 que la route panoramique encerclant la péninsule gaspésienne est parachevée. Désormais accessible par voiture aux vacanciers, la région connaîtra un essor touristique important. À travers interludes et entrevues, nos archives vous invitent à faire le « Tour de la Gaspésie ».

Faire le tour pour le coup d’œil

La route qui ceinture la Gaspésie s’étend sur 885 km. L’itinéraire peut débuter par la municipalité de Sainte-Flavie sur la route 132 ou par celle de Mont-Joli sur l’autoroute 20.

Avant la construction de la voie carrossable, les villages étaient reliés entre eux par des bouts de chemin de gravelle et la péninsule n’était accessible que par la mer.

Le développement de l’industrie automobile des années 1920 et 1930 obligea les gouvernements à investir dans la fabrication de réseaux routiers praticables.

De nos jours, le tour de la Gaspésie est un classique pour les touristes québécois qui représentent 80 % des visiteurs.

Au départ, la région constituait un lieu de villégiature prisé des Américains fortunés qui s'y rendaient par bateaux :

Déjà dès 1840, il y avait des goélettes qui venaient de Boston à Percé avec des touristes américains.

Une citation de : Suzanne Guité, artiste peintre, sculpteure et fondatrice du Centre d’art de Percé.
Paysage côtier de la Gaspésie avec maisons sur la côte et mer à l'horizon.

Interlude Gaspésie, 1973

Photo : Radio-Canada

L’immensité des panoramas et l’air salin du large bercent le voyageur tout au long du parcours, comme en témoigne cet interlude produit en 1973 qui rend hommage aux paysages côtiers gaspésiens.

Pêche, observation des fous de Bassan, dégustation de fruits de mer, cueillette d’agates et de galets figurent parmi les incontournables du circuit.

Les Interludes de Radio-Canada

Ces courts films sans narration, sur fond musical, étaient diffusés à la télévision dans les années 1960, 1970 et 1980. Ils servaient à meubler le temps d’antenne entre deux émissions.

Produits par des artisans de Radio-Canada, les interludes s’intéressaient à différentes spécificités canadiennes. Telles des cartes postales envoyées pendant les vacances, les interludes dévoilent les plus beaux attraits de certaines régions.

Se divertir en chemin

La Gaspésie propose aux visiteurs plusieurs expéditions de plein air et activités culturelles. Elle fait le bonheur tant des caravaniers que des autostoppeurs.

Dès les années 1960, les vacanciers se retrouvent dans le village de Percé pour voir, outre le célèbre rocher, des expositions d’arts visuels et des pièces de théâtre.

La journaliste Andréanne Lafond assise à une table au Centre d'art de Percé en compagnie de la fondatrice Suzanne Guité et la comédienne Françoise Graton.

Carrefour, 1er août 1960

Photo : Radio-Canada

Le premier août 1960, l’émission Carrefour propose un reportage sur la vie culturelle à Percé. La journaliste Andréanne Lafond s’entretient avec Suzanne Guité, fondatrice du Centre d'art et Françoise Graton, qui y dirige le théâtre d'été.

Plusieurs comédiens se rendent à Percé lors de la belle saison pour y jouer des pièces de théâtre. Durant leurs temps libres, ils se retrouvent pour pratiquer différentes activités :

On en a un qui a un bateau, Gilles Pelletier, alors vous comprenez qu’il navigue à souhait et pour les autres; un jour on va à la pêche aux bigorneaux, un autre jour on nous invite aux crevettes à Coin-du-Banc ou à Barachois […] Il y a une petite vie mondaine, on n’a vraiment pas le temps de s’ennuyer.

Une citation de : Françoise Graton, comédienne et directrice du théâtre de Percé

La péninsule sous la neige

Dans cet interlude de 1971, nous arpentons la route l’hiver en parcourant les villages de Petite Madeleine, Cap-aux-Os, L’Anse-à-Valleau, Val d’Espoir, Manche d’Épée et Percé.

Nous apercevons des phares, des maisons colorées construites à flanc de falaise et des bateaux de pêche ornés de leurs noms. Les enfants profitent de la neige et prennent du bon temps en dévalant les pentes sur des traîneaux en compagnie de leurs chiens.

Bateau de pêche en mer en Gaspésie en hiver.

Interlude, 1971

Photo : Radio-Canada

Au fil du temps, la Gaspésie a également su développer un tourisme d’hiver, chose qui était encore impossible dans les années 1960, comme le décrivait l’artiste Suzanne Guité :

L’hiver, Percé est très solitaire, tout est gelé, tout est blanc.

Une citation de : Suzanne Guité

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