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Boris Johnson poursuivi en justice pour avoir menti lors du référendum sur le Brexit

Boris Johnson transportant un sac à dos dans les rues de Londres.

Le successeur pressenti à la direction du Parti conservateur britannique, Boris Johnson, est soupçonné par la justice d'avoir sciemment menti aux électeurs lors de la campagne précédant le référendum sur le Brexit, en 2016.

Photo : Getty Images / Peter Summers

Agence France-Presse

Un tribunal londonien a décidé mercredi de convoquer l'ex-ministre des Affaires étrangères Boris Johnson, candidat au poste de premier ministre, accusé d'avoir menti sur le coût de l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne lors de la campagne du référendum de 2016 sur le Brexit.

Boris Johnson devra se présenter devant le tribunal pour une audience préliminaire qui déterminera si l'affaire doit être ensuite renvoyée devant une autre cour pour être jugée, a décidé le tribunal, sans donner de date.

Son intervention dans la campagne du référendum avait été décisive pour la victoire du Brexit en 2016, avec 52 % des voix.

Les accusations contre Boris Johnson viennent de l'homme d'affaires Marcus Ball. Selon ses avocats, le fervent défenseur du Brexit a sciemment menti, quand il était maire de Londres, en prétendant que le Royaume-Uni versait 350 millions de livres (596 millions de dollars canadiens) par semaine à Bruxelles. Ils veulent le poursuivre pour faute grave dans l'exercice de ses fonctions.

« La démocratie exige un leadership responsable et honnête de la part de personnes occupant des fonctions publiques », a plaidé jeudi dernier l'avocat Lewis Power devant le tribunal de Westminster.

Le Royaume-Uni n'a jamais envoyé ni donné 350 millions de livres par semaine. Boris Johnson savait que ce chiffre était faux. Néanmoins, il a choisi de le répéter, encore et encore.

L'avocat Lewis Power

« L'accusation ne porte pas sur le Brexit », a assuré l'avocat, se défendant de vouloir entraver le divorce du pays avec l'Union européenne, « mais c'est lors du référendum sur le Brexit que M. Johnson a choisi d'induire le public en erreur ».

Des accusations que rejette l'homme politique. Pour son avocat Adrian Darbishire, le chef d'accusation est inapproprié et la manoeuvre surtout « politique ».

Habile et charismatique, « BoJo » est le grand favori chez les militants de base du parti conservateur pour succéder à la première ministre britannique Theresa May, qui démissionnera le 7 juin prochain.

Mais il est moins populaire auprès de ses pairs, qui lui reprochent ses nombreuses gaffes et un certain dilettantisme.

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