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Allégations d'agressions sexuelles : pas d'accusation contre un médecin de la GRC

Un défilé d'agents de la Gendarmerie royale du Canada.

Plus de 60 personnes ont porté plainte au service policier d'Halifax contre un ancien médecin employé par la Gendarmerie royale du Canada (GRC), mais le corps policier municipal juge que les preuves sont insuffisantes pour porter des accusations.

Photo : CBC / Nic Amaya

La Presse canadienne

Un médecin de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) qui faisait l'objet d'allégations d'agression sexuelle à la suite d'examens sur les recrues du corps de police ne sera pas accusé, a annoncé la police d'Halifax.

Dans un communiqué diffusé mardi, la police dit avoir terminé son enquête sur des informations faisant état d'agressions sexuelles sur des employés de la GRC par un médecin qui travaillait aux services de santé des bureaux de la GRC pour les provinces de l'Atlantique.

Après avoir examiné minutieusement chaque information, les enquêteurs ont déterminé que les preuves ne justifiaient pas le dépôt d'accusations.

La police d’Halifax a confirmé que l'enquête portait sur l'affaire hautement médiatisée qui a éclaté l'année dernière. À l'époque, la police révélait que plus de 60 personnes se plaignaient d'avoir été agressées par un médecin.

La GRC a reconnu la difficulté que beaucoup de plaignantes ont eue à partager des expériences très personnelles. Elle les a d'ailleurs remerciées pour leur patience pendant cette enquête de 14 mois.

Dans un communiqué, la GRC admet que la nouvelle peut s'avérer frustrante et décevante pour les survivantes.

Notre rôle, en tant qu'organisation, leaders et collègues, consiste à leur offrir du soutien en respectant leur droit à la vie privée, a ajouté le corps de police.

On a pris différentes mesures depuis pour veiller à ce que toutes les survivantes, qu'elles aient porté plainte ou non, soient informées des services et du soutien qui leur sont offerts par l'entremise de la GRC.

L'an dernier, des femmes avaient accepté de témoigner sur les examens rectaux et vaginaux inappropriés qu'elles disaient avoir subis.

En février dernier, l'une des plaignantes avait raconté à La Presse canadienne l'examen qu'elle avait vécu à Halifax dans les années 1980. Elle avait parlé sous le couvert de l'anonymat.

Le médecin (un employé de la GRC) lui aurait dit de s'allonger sur la table d'examen, avant d'insérer ses doigts dans son vagin. Il aurait ensuite mis ses doigts dans son rectum.

Le médecin, qui a nié les allégations, n'a pas été nommé par les policiers.

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