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La RIO deviendra la Société de développement et de mise en valeur du Parc olympique

Le Stade au Parc olympique de Montréal

Stade olympique à Montréal

Photo : Radio-Canada / Martin Thibault

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après 45 ans d'existence, la Régie des installations olympiques (RIO) cédera la place à la Société de développement et de mise en valeur du Parc olympique. La remise en forme que la ministre du Tourisme Caroline Proulx veut faire du site est contenue dans le projet de loi 15, déposé à l'Assemblée nationale mardi.

La nouvelle loi revoit le mode de gouvernance des installations olympiques et lui donne une plus grande autonomie de gestion, a expliqué la ministre en conférence de presse mardi. Pour l'occasion, elle était accompagnée de sa collègue Chantal Rouleau, ministre responsable de la Métropole, et de Michel Labrecque, PDG de la RIO.

« On [la nouvelle Société] lui a confié un mandat plus large, qui dépasse l’entretien et le maintien de ses actifs pour englober le développement, la préservation de l’héritage olympique et la mise en valeur de cette icône de Montréal à l’échelle mondiale », d'ajouter la ministre qui a grandi dans Rosemont et a développé une affection particulière pour le site qu'elle veut dynamiser aujourd'hui.

Ainsi pour reprendre le leitmotiv de son gouvernement, la ministre a répété à plusieurs reprises « We're open for business », façon de dire que la nouvelle loi va enlever les irritants de la RIO pour faciliter les investissements privés.

La Société aura « tous les moyens, tous les pouvoirs pour maximiser les retombées économiques et sociales au bénéfice de tous les Montréalais », a dit la ministre en point de presse.

La Société pourra donc « conclure des contrats de location et de concession et signer des baux locatifs de plus de cinq ans, dans le but d'attirer davantage d'investissements » et « signer des ententes de plus de trois ans avec des promoteurs d'événements, permettant ainsi d'attirer plus d'événements ».

« En proposant d'octroyer à la nouvelle Société la marge de manœuvre dont elle a besoin pour conclure des partenariats d'affaires significatifs, notre gouvernement se donne l'objectif ambitieux de favoriser l'optimisation de sa performance financière et d'engendrer des retombées sociales et économiques encore plus importantes pour la métropole et pour tout le Québec », a ajouté la ministre.

Des employés discutent un regardant Montréal par la fenêtre.

Desjardins loue déjà des espaces de bureaux dans la tour du Stade olympique.

Photo : Radio-Canada / Jean-Sébastien Cloutier

En ce qui a trait au stade plus particulièrement, le PDG du Parc olympique Michel Labrecque s’est fait fort de dire qu'il se porte bien et que « son état est bon ». Le toit sera changé comme prévu en 2024. À cet égard, le projet de loi 15 ne changera rien.

La tour est occupée à 80 % et, une fois les travaux complétés, Michel Labrecque a bon espoir qu’elle le sera à 100 % d’ici 2022 au plus tard. Aux commandes du site depuis plusieurs années, il convient que la nouvelle Société lui facilitera la vie. Il cite en exemple l'entente d'occupation de Desjardins qui a pris 18 mois à se concrétiser à cause des règles obsolètes de la RIO.

« Pour Desjardins c’est près de 18 mois entre le moment où il y a eu une entente et le moment où il y a une entente du Conseil du Trésor. Ce sont des cycles beaucoup trop longs. On a des locataires qui veulent refaire leurs locaux, ils vont voir leur banquier qui leur dit t’as un bail de cinq ans, je ne peux pas te prêter », a expliqué le PDG pour illustrer les contraintes avec lesquelles il devait composer.

« On va toujours être en appels d’offres, on va toujours être en appel d’intérêt, on va toujours être tributaires de l’ensemble des lois de bonne gouvernance des sociétés publiques, mais c’est une société commerciale », conclut-il.

Le site reçoit plus d’un million de visiteurs par année, ce qui en fait un des plus visités à Montréal.

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