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Un conseil municipal sous le signe de la tension à Sainte-Marthe-sur-le-Lac

Des gens sont assis dans l’église de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, où a eu lieu le premier conseil municipal depuis les inondations.

Sainte-Marthe-sur-le-Lac a tenu le 28 mai 2019 son premier conseil municipal depuis les inondations et les citoyens s’inquiètent du sort de leur maison.

Photo : Radio-Canada / Karine Mateu

Radio-Canada

La première assemblée du conseil municipal de Sainte-Marthe-sur-le-Lac à se tenir depuis les inondations du 27 avril s'est déroulée sous les signes d'inquiétude et de tension, mardi soir.

Exceptionnellement, l'assemblée se tenait à l'église plutôt qu'à l'hôtel de ville. Malgré les 500 places disponibles, plusieurs citoyens n'ont pas pu entrer.

Ceux qui ont pu poser des questions ont exigé des rapports d'ingénierie de la digue qui a cédé.

De plus, la mairesse Sonia Paulus a été la cible d'insultes au début de l'assemblée.

Des résidents interrogés avant le début de l'assemblée ont exprimé leurs inquiétudes.

Plusieurs d’entre eux ne savent pas si leur maison se retrouvera en zone inondable. La Communauté métropolitaine de Montréal se penchera sur le dossier et devra voter le 20 juin. Une partie importante de la zone qui a été inondée pourrait alors être établie comme zone inondable, alors qu’elle n’était pas considérée comme telle jusqu’à maintenant.

La mairesse Paulus entend s’y opposer, mais cela ne rassure pas les citoyens.

« Ce n’est pas une inondation naturelle, explique Alain Jutras. C’est le bris de la digue [qui en est la cause]. »

M. Jutras et d’autres citoyens veulent faire reconnaître auprès des autorités qu’ils vivent une situation particulière.

« Quand on a acheté la maison, on l’a fait dans des zones non inondables. On se sent piégés dans nos maisons », explique-t-il.

Nos maisons sont dévaluées et si, en plus, on est déclaré en zone inondable, on n’aura plus de valeur de rachat sur nos maisons.

Alain Jutras, sinistré, Sainte-Marthe-sur-le-Lac

Selon Richard Cyr, il serait préférable de consacrer les millions de dollars destinés à la réparation de la digue au rachat des maisons au taux de l’évaluation municipale et « on va s’en aller sur des terres plus hautes ».

Mélanie Brière reconnaît que la mairesse défend la reconstruction de la digue pour protéger les citoyens, mais elle est inquiète. « Sur le terrain, ce qu'on entend, c'est que les gens veulent partir. C'est là qu'on est un petit peu inquiet par rapport à ça. On sent pas qu'il y a un appui de la mairesse, de la Ville, du gouvernement. Que va-t-il réellement arriver pour ceux qui veulent partir », demande-t-elle.

Christian Hardy, un autre sinistré, croit que les autorités devraient soutenir les citoyens qui veulent rester autant que ceux qui veulent partir.

« Peut-être que le temps est venu de redonner au lac une partie de ce qu’il a perdu et que nous puissions nous reloger ailleurs », a affirmé Francis Labbé.

Avec les informations de Normand Grondin et Dominic Brassard

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