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Les abattoirs nord-ontariens en difficulté

Des carcasses suspendu dans un abattoir.

Dans le Nord de la province, les abattoirs peine à survivre, affirme le propriétaire de Creative Meats.

Photo : Radio-Canada / Michel Harvey

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le nombre d'abattoirs dans le Nord de l'Ontario est en chute libre, à en croire Gilles Simon, propriétaire de Creative Meats à Warren. Pour évaluer la situation, le ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales s'est entretenu avec des transformateurs de viandes de la région.

Dans le Nord de l’Ontario, les abattoirs ont beaucoup de difficulté à survive, affirme M. Simon.

Il raconte qu’auparavant, il y en avait cinq à moins d’une heure de route de Warren. Maintenant, Creative Meats est le seul.

Il y en a beaucoup à vendre, des abattoirs, mais tu ne peux pas les vendre. Personne ne veut les acheter. […]Les banques ne veulent même plus te prêter de l’argent.

Pendant plus d’une heure lundi, le ministre Ernie Hardeman a discuté des difficultés qui touchent ce secteur avec une dizaine de ces propriétaires.

Des réglementations pas toujours uniformes

Avant même de s’entretenir avec le ministre, les propriétaires d’abattoirs se sont réunis entre eux.

Ils se sont entendus sur une demande principale.

On a demandé de clarifier les réglementations, explique M. Simon. Ces réglementations ne sont pas nouvelles, dit-il, mais chaque inspecteur semble les appliquer différemment.Il y a trop d’inspecteurs et chacun a ses propres idées. On a demandé que ça soit uniforme.

Les inspections sont gratuites, mais les propriétaires sont tenus de suivre les recommandations des inspecteurs, qui peuvent parfois coûter cher.

« Si un inspecteur te dit que tu as besoin d’un nouveau plancher, tu n’as pas le choix. Tu dois le faire. »

— Une citation de  Gilles Simon, propriétaire de Creative Meats

Les abatteurs se sentent donc à la merci de ces inspecteurs qui visitent leur établissement deux fois par semaine.

Un maillon dans la chaîne

Pierre Bélanger est un éleveur de bisons basé à Earlton, près de Temiskaming Shores.

Les abattoirs, dit-il, sont essentiels à son entreprise.

Pour les producteurs de viande, il y a un maillon dans la chaîne qui est critique, c’est celui d’avoir des abattoirs en région, affirme M. Bélanger. S’il n’y en a pas, on peut élever toutes sortes d’animaux, mais on ne peut pas le livrer au consommateur.

Pierre Bélanger au micro de Catherine Perrin

Pierre Bélanger, éleveur de bisons à Earlton

Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

« S’il n’y a pas cette maille dans la chaîne d’alimentation, il ne peut pas y avoir d’agriculture animale viable. »

— Une citation de  Pierre Bélanger, éleveur de bisons à Earlton

De son côté, M. Simon croit également que les petits abattoirs ne devraient pas être sujets aux mêmes réglementations que les plus grosses.

Nos abattoirs sont plus petits, mais on a les mêmes réglementations que les gros abattoirs. Ça ne peut pas fonctionner comme ça, conclut-il.

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