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Andrew Scheer veut s'attaquer à l’immigration clandestine au Canada

Un homme prononce un discours avec gens derrière lui.

Le chef conservateur Andrew Scheer

Photo : Radio-Canada

Jean-François Morissette
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

S'il devient premier ministre, le chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer, souhaite s'attaquer à l'immigration clandestine en revoyant l'entente sur les tiers pays sûrs entre Ottawa et les États-Unis. Il entend aussi faire la promotion des parrainages privés pour assurer une meilleure intégration des nouveaux arrivants.

Dans un discours prononcé à deux pas d’un hôtel torontois qui a tout récemment servi à accueillir quelques centaines de migrants ayant franchi la frontière en douce, le chef conservateur a vertement critiqué les politiques du gouvernement Trudeau en matière d’immigration.

Selon lui, sous le gouvernement de Justin Trudeau, le nombre de personnes qui sont entrées clandestinement au Canada, en provenance des États-Unis, a explosé.

Pour cela, M. Scheer dit vouloir revoir l’entente sur les tiers pays sûrs qu’Ottawa a signée avec Washington.

Par ailleurs, le chef conservateur dit vouloir augmenter le nombre d’immigrants au Canada en faisant la promotion des parrainages privés.

Il estime que les réfugiés gagnent à être accueillis par des mosquées, des groupes communautaires et des églises qui leur offrent de l’aide à leur arrivée.

Quand ils s’investissent pleinement dans la réussite de ces réfugiés, ces derniers se retrouvent dans des communautés existantes pour les soutenir. En comparaison, les réfugiés parrainés par le gouvernement se retrouvent plus souvent qu’autrement dans des hôtels.

Une citation de : Andrew Scheer, chef du Parti conservateur du Canada

Selon lui, le parrainage privé permettrait de mieux intégrer les nouveaux arrivants dans les communautés d’accueil.

Un nombre variable

Quant au nombre de nouveaux arrivants admis chaque année au Canada, M. Scheer a reconnu qu’il s’agit d’un sujet controversé et estime que le débat est rendu politisé au plus haut point.

M. Scheer s’est engagé à fixer annuellement le nombre d’immigrants qui peuvent entrer au pays, « en respectant les besoins du Canada ».

Ce nombre peut changer chaque année, et je ne vais pas entrer dans un débat idéologique ou pire, une vente aux enchères sur l’immigration.

Une citation de : Andrew Scheer, chef du Parti conservateur du Canada

M. Scheer a toutefois fourni peu de détails sur ce nombre, indiquant que les détails suivront lors de la campagne électorale.

Un homme derrière un podium

Le chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer.

Photo : La Presse canadienne / Cole Burston

Confiance perdue

M. Scheer estime que les Canadiens ont perdu confiance dans l’intégrité du système à cause de la venue d’immigrants clandestins.

Le chef conservateur canadien dit avoir entendu ces préoccupations de nouveaux arrivants et déplore que les immigrants clandestins « ne jouent pas selon les règles », comme ceux qui sont arrivés au Canada en suivant le processus.

M. Scheer croit qu’il est injuste pour ceux et celles qui « suivent les règles du jeu » de devoir patienter avant de recevoir des services à cause de ceux qui traversent la frontière illégalement.

M. Scheer propose une approche d’intégration basée sur une meilleure formation linguistique, et de meilleures reconnaissances des compétences.

Un système équitable et ordonné

Le chef conservateur a plaidé pour un système d’immigration fondé sur la compassion, l’ordre et l’équité.

Nous allons traiter en priorité les gens qui font face à une véritable persécution, axer le parrainage du gouvernement sur les victimes des quatre crimes d'atrocité et rétablir l’intégrité de notre système en soutenant l’application des règles justes, a-t-il expliqué.

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