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Nouvelle entente de travail pour 30 000 fonctionnaires fédéraux

La présidente de l'Institut de la fonction publique du Canada, Debi Daviau.

La présidente de l'Institut de la fonction publique du Canada, Debi Daviau.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

CBC
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le gouvernement fédéral a conclu une entente de travail avec plus de 30 000 fonctionnaires, un contrat qui inclut l'ajout d'une possibilité de congé pour les victimes de violence domestique. Une période de marge de manœuvre est prévue pour prendre le temps de l'implanter correctement dans la version actuelle — et souvent défectueuse — du système de paye Phénix.

L'entente annoncée mardi concerne l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC), l’Association canadienne des agents financiers (ACAF) et une branche locale de la Fraternité internationale des ouvriers en électricité (FIOE). Leurs membres recevront une augmentation de 7 % sur les quatre années du contrat.

Dany Richard, président de l'ACAF, a déclaré que l'accord était juste pour tout le monde et qu'il a été conclu sans impasse. Ça s'est fait poliment. C’était professionnel et c’est comme ça que nous avons pu négocier un accord juste pour les deux parties, estime-t-il.

En plus de l'augmentation de 7 %, les membres de l'ACAF recevront un ajustement de leur grille salariale qui augmentera la valeur de leur contrat d'un autre 1 %. L'augmentation salariale sera répartie de la manière suivante : 2 % en 2018 et 2019 et 1,5 % en 2020 et 2021.

M. Richard affirme que le syndicat voulait parvenir à une entente avant les prochaines élections fédérales, mais pas au détriment d'un accord équitable.

Si nous pouvons avoir un accord que nous jugeons juste, sous un gouvernement qui négocie de bonne foi, nous pensons que cela vaut la peine de le conclure.

Une citation de :Dany Richard, président de l'ACAF

Selon la présidente de l'IPFPC, Debi Daviau, attendre après l'élection aurait signifié au moins une autre année de retard pour un contrat qui a expiré à l'automne dernier, ce qui aurait rendu les négociations plus difficiles.

C'est difficile d'obtenir un accord équitable pour les travailleurs lorsqu'ils doivent patienter deux ou trois ans après la date limite de leur contrat pour arriver à cet accord, explique-t-elle.

Possibilité de congé pour les victimes de violence domestique

L'accord comprend également une disposition prévoyant 10 jours de congé pour les employés victimes de violence domestique. Certains gouvernements provinciaux ont déjà adopté des lois similaires, qui permettent aux victimes d'obtenir jusqu'à cinq jours de congé.

La violence domestique peut devenir un enjeu au travail si un partenaire violent se présente au bureau de sa victime, selon Mme Daviau. Le gouvernement a pris la bonne décision, et vous savez, ce n'est pas un problème excessivement répandu, il n'est donc pas si coûteux de le résoudre, dit-elle.

Des délais attendus en raison de Phénix

Étant donné que le système de paye Phénix a eu son lot de problèmes lorsqu'il devait s'adapter à de nouvelles conventions collectives par le passé, cette entente accorde plus de temps à l'employeur pour y parvenir.

Le gouvernement disposera de 180 jours à compter de la ratification pour mettre en œuvre le nouvel accord — un délai de grâce plus long qu'à l'habitude. En échange, les travailleurs recevront chacun une somme forfaitaire de 400 $.

Si le gouvernement ne respecte pas le délai de 180 jours, les travailleurs recevront 50 $ supplémentaires tous les 90 jours, jusqu'à concurrence de 450 $ supplémentaires.

Nous attendons toujours la mise en place de la dernière série de conventions collectives. Nous savons donc qu'ils ne peuvent pas appliquer ces modifications à temps, concède Mme Daviau.

Les membres des trois syndicats doivent voter pour ratifier l'accord. L'IPFPC et l'ACAF ont également convenu d'une entente à l'amiable avec le gouvernement au début du mois afin de dédommager les travailleurs du stress causé par les problèmes de rémunération de Phénix.

En vertu de cet accord, les employés bénéficieront de 1,25 jour de congé payé pour chaque année liée au système, ce qui signifiera cinq jours de vacances supplémentaires pour la plupart des employés.

L'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), le plus grand syndicat de la fonction publique, a rejeté cette offre.

Correction :

Une précédente version de ce texte indiquait que l'entente avec les trois syndicats touchait 60 000 fonctionnaires. Dans les faits, seuls certains membres de l'IPFPC sont inclus, ce qui donne plutôt un total de 30 000 fonctionnaires. Une précédente version de ce texte affirmait également, en se basant sur une source syndicale, que la période de grâce était de 150 jours. Elle est plutôt de 180 jours.

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