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Gazoduq reconnaît avoir failli à distinguer ses différentes consultations

Un homme et deux femmes sont assis derrière une table durant un point de presse.

Un regroupement de citoyens du quartier D'Alembert, à Rouyn-Noranda, s'est formé afin de lutter contre le projet de l'entreprise Gazoduq.

Photo : Radio-Canada / Lise Millette

Lise Millette

Devant la création d'un nouveau comité de citoyens opposés au projet et composé de résidents du quartier D'Alembert de Rouyn-Noranda qui se sont sentis exclus des séances de consultations publiques de Gazoduq, l'entreprise reconnaît avoir manqué de précision.

J'aurais envie de dire mea culpa. On aurait dû mieux communiquer les distinctions entre les types de rencontres, a déclaré Marie-Christine Demers, directrice affaires publiques et relations avec les communautés pour Gazoduq.

La semaine dernière, la citoyenne de D'Alembert Julie Côté a affirmé s'être sentie exclue d'une séance d'information qui s'est tenue le 14 mai. Elle soutenait n'avoir reçu aucune invitation pour y assister, alors que sa résidence est située à une vingtaine de mètres de ce qui est désigné comme étant le tracé privilégié par l'entreprise.

Là encore, Mme Demers assure qu'il ne s'agissait pas d'une volonté d'exclure ou de ne pas livrer l'information sur le projet, mais plutôt d'une démarche dont le but était d'obtenir des consentements des propriétaires de terrains où le pipeline pourrait être enfoui.Nous avons un besoin de rencontrer les propriétaires privés qui sont situés le long de notre zone privilégiée pour obtenir temporairement leur approbation pour aller sur le terrain répertorier les différentes espèces, animales et végétales, dans le cadre de notre étude d'impact. Et c'est pour ça que nous devons toujours parler aux propriétaires privés pour pénétrer sur le terrain, explique Mme Demers.

Cette démarche doit se poursuivre jusqu'à l'automne. Les données recueillies lors de ces visites terrain serviraient à documenter quels pourraient être les impacts du projet sur la faune et la flore le long du tracé privilégié par Gazoduq actuellement à l'étude.

Une carte montre où passerait le projet de Gazoduq.

Le tracé préliminaire du gazoduc en Abitibi-Témiscamingue

Photo : gracieuseté

Mobilisation citoyenne

Gazoduq constate néanmoins que plusieurs groupes s'organisent pour discuter du projet. Marie-Christine Demers dit prendre acte de ces actions de mobilisation.

Il y a des gens qui se regroupent pour parler davantage de notre projet, pour rassembler leurs questions. On ne peut que les inciter, fruits de leur rassemblement, à venir par la suite nous rencontrer dans nos consultations publiques qui vont se poursuivre dans les prochaines semaines et les prochains mois, a-t-elle ajouté.

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