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Joubert Satyre : « Le plus difficile en littérature, c’est de faire publier sa première œuvre »

Portrait du poète d'origine haïtienne Joubert Satyre assis à un bureau, une main sous le menton, devant un tableau noir.

Le poète et critique Joubert Satyre

Photo : Université de Guelph

Radio-Canada

Joubert Satyre se rappelle encore avec beaucoup d'émotion la publication, il y a 25 ans, de son premier recueil de poésie, Espaces intermédiaires.

Très tôt, dès l’âge de 7 ou 8 ans, le poète et critique d'origine haïtienne, qui enseigne la littérature française, les littératures francophones ainsi que le français à l’Université de Guelph, en Ontario, savait qu'il aimait la poésie, mais pas qu’un jour il en ferait son métier.

J’avais accès à des œuvres que je ne comprenais pas trop, mais qui me fascinaient.

Joubert Satyre

Aujourd'hui encore, il trouve le mot « poète » un peu prétentieux pour désigner ce qu'il écrit.

L'an passé, Joubert Satyre a fait partie du comité de sélection du Prix de poésie Radio-Canada. Il explique qu'il voulait surtout découvrir les nouvelles tendances dans la poésie canadienne contemporaine. Voir ce que les jeunes écrivent.

La vérité sort de la bouche des poètes

Pour Joubert Satyre, la poésie offre une prise directe sur le « moi » et le monde.

Il y a une sorte de vérité immédiate (ou sa recherche) qui fait la force de la poésie. Néanmoins, c’est une vérité ambiguë, en clair-obscur. Voilà pourquoi le sens de certains textes poétiques est énigmatique, incertain.

La poésie, c’est avant tout une manière de dire, un style : l'art poétique, c'est faire un emploi tout à fait neuf de la langue.

Écrire au naturel

Selon Joubert Satyre, rien ne sert de forcer son inspiration, c’est-à-dire de se mettre à écrire quand on sent qu’on n’a rien à dire.

Je considère l’acte poétique comme un jaillissement préparé, contrôlé.

Joubert Satyre

Il faut donc écrire au naturel : penser d’abord le poème, l’écrire mentalement et, quand on sent qu’on est prêt, le matérialiser, l’accoucher.

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