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Élèves attaquées au Japon : une Québécoise qui a enseigné à leur école sous le choc

Plan rapproché de Sœur Jacqueline Brisson. Elle porte des lunettes et a les yeux rougis par les pleurs.

Sœur Jacqueline Brisson

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Une religieuse québécoise qui a enseigné à l'école Caritas Gakuen, au Japon, où sont scolarisées la plupart des victimes de l'attaque au couteau survenue mardi matin en périphérie de Tokyo, est profondément bouleversée par les événements.

Sœur Jacqueline Brisson n’en croyait pas ses yeux lorsqu’elle est tombée sur une dépêche annonçant que des écolières de son ancien établissement avaient été agressées.

« Tout de suite, j’ai dit : "J’espère que ce n’est pas notre école." Mais voilà qu’en regardant, c’était "Caritas Gakuen" qui était écrit sur l’autobus, alors il n’y avait pas d’erreur. C’était l’école. Disons que j’ai eu un choc », raconte-t-elle en entrevue à Radio-Canada.

Un homme armé de deux couteaux a attaqué un groupe d’élèves qui attendaient leur autobus scolaire. Une fille de 11 ans et un homme de 39 ans, père d’une élève, ont été tués. L’attaque a également fait une quinzaine de blessés.

Les médias locaux ont rapporté que l’agresseur présumé, un homme dans la cinquantaine, était mort après avoir retourné une de ses armes contre lui.

Je ne suis pas capable de m’imaginer que quelqu’un soit capable de faire ça. Ce sont des innocents qui sont là.

Sœur Jacqueline Brisson, ex-enseignante à l’école Caritas Gakuen
Photo aérienne montrant la scène de l'attaque perpétrée à Kawasaki; on y voit notamment, de loin, des victimes étendues sur une couverture bleue et des véhicules d'urgence.

Les autorités ont indiqué que l'attaque au couteau a fait plusieurs blessés.

Photo : Associated Press / Kyodo News

Fondée par des sœurs de Québec

Plusieurs des victimes fréquentent l’école primaire Caritas Gakuen, un établissement catholique privé situé à Kawasaki, au sud de la capitale nipponne. L’école a été fondée par les Sœurs de la Charité de Québec dans les années 1950.

Sœur Jacqueline Brisson affirme que ses premières pensées ont été pour les religieuses qui se trouvent toujours au Japon, dont Sœur Claudette, la « seule Canadienne » qui œuvre encore au sein de l’établissement.

« Elle vient de laisser son travail comme directrice générale à l’école. Elle doit être très affectée. Je lui ai envoyé deux e-mails pour lui dire que j’étais avec elle par la prière, par le cœur », confie celle qui a vécu pendant plus de 50 ans au Japon.

La religieuse essaie tant bien que mal de comprendre comment un tel drame a pu survenir : « C’est triste, mais ce matin, quand j’ai prié, je me suis dit :"C’est parce que les gens qui sont à l’école sont capables de porter cette épreuve-là que c’est arrivé." » 

Avec les informations de Marie Maude Pontbriand, Nicolas Vigneault, Associated Press, Agence France-Presse et REUTER

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