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Le SPVM lance RADAR, un programme de lutte contre l’exploitation sexuelle

Un client paye une travailleuse du sexe

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Repérer, agir, dénoncer, aider et rétablir. Tel est l'acronyme du programme RADAR, du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), qui vise à prévenir et à détecter l'exploitation sexuelle.

Le programme s’adresse au personnel hôtelier et aux chauffeurs de taxi de la région de Montréal afin de les amener à contacter les services de police s’ils croient être témoins d’un cas d’exploitation sexuelle. Il a été mis sur pied par le SPVM à la suite d'un projet pilote mené au cours de la dernière année auprès de partenaires hôteliers.

RADAR est lancé deux semaines avant le Grand Prix de F1 du Canada, un événement dont l’image est parfois associée au proxénétisme.

Un homme accorde une entrevue.

Les policiers se penchent notamment sur des situations qui impliqueraient des mineurs « entraînés dans des réseaux de prostitution », explique le commandant Michel Bourque, du SPVM.

Photo : Radio-Canada

En entrevue à Radio-Canada, Michel Bourque, commandant de l’équipe intégrée de la lutte contre le proxénétisme, se garde toutefois de qualifier Montréal de capitale de la prostitution au Canada.

Montréal, comme toute autre grande ville nord-américaine ou européenne, attire son lot d’offres de services sexuels à différents niveaux.

Michel Bourque, commandant de l’équipe intégrée de la lutte contre le proxénétisme

Les policiers se penchent notamment sur des situations qui impliqueraient des mineurs « entraînés dans des réseaux de prostitution ».

Des clients qui viennent surtout du Québec

« C’est un phénomène domestique », explique M. Bourque. Les prostituées peuvent provenir des régions comme de Montréal, dit-il.

« Les clients » sont surtout des Québécois, poursuit le commandant de l’équipe intégrée de la lutte contre le proxénétisme. Il est vrai que Montréal a la réputation d’attirer le monde de la prostitution pendant les grands événements comme les festivals et le Grand Prix, mais les choses sont bien différentes en réalité.

On dit également qu’il y a beaucoup de bars de danseuses, alors qu’il y en a beaucoup moins, fait remarquer M. Bourque.

Les établissements hôteliers sont particulièrement visés.

On veut être capables de donner aux gens dans le milieu hôtelier d’avoir des observations qui sont concrètes qui peuvent être en lien avec l’exploitation sexuelle.

Michel Bourque, commandant de l’équipe intégrée de la lutte contre le proxénétisme

« Il faut dénoncer, insiste M. Bourque, qui rappelle qu’il n’y a pas que les policiers sur le terrain pour aider les victimes de la prostitution. Il faut les sortir de ce milieu-là. »

Outre le SPVM, les services de police de Laval et de Longueuil sont partenaires de ce programme. C'est également le cas de l'Association des hôtels du Grand Montréal, du Bureau du taxi de Montréal, de Jeunesse au Soleil et des Centres d'aide aux victimes d'actes criminels.

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