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Parachutisme : Lévis « ne lâchera pas le morceau »

Deux petits avions stationnés à proximité d’un hangar à l’aérodrome de Pintendre

Un nouveau centre de parachutisme vient de s’établir à l’aérodrome de Pintendre.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Même si le plus haut tribunal au pays a statué que Lévis ne peut interdire le parachutisme sur son territoire, le maire Gilles Lehouillier ne « lâchera pas le morceau » et compte faire de ce dossier un enjeu des prochaines élections fédérales

« On enclenche une autre étape importante au niveau de l’aérodrome de Pintendre », a soutenu le maire qui a récemment vu sa demande d’appel rejetée par la Cour suprême.

Gilles Lehouillier prévient « qu’il y a des lettres qui vont partir » pour présenter aux différents partis politiques diverses propositions pour mieux encadrer les permis d’exploitation des petits aérodromes privés.

La Ville propose notamment de mettre en place des mécanismes de consultation permettant de prendre en compte les préoccupations locales.

« On veut que le gouvernement fédéral prévoie des processus de consultation de façon systématique comme on le fait au niveau des tours cellulaires. »

— Une citation de  Gilles Lehouillier, maire de Lévis

Long combat

Depuis 2012, la Ville de Lévis mène une lutte avec les résidents du secteur pour faire cesser les activités de parachutisme, « considérées comme une nuisance pour le voisinage ».

La Cour suprême juge toutefois qu'il est de compétence fédérale de permettre ou non la navigation aérienne et que le parachutisme est indissociable à cette permission.

Gilles Lehouillier répond aux questions des journalistes lors d’une mêlée de presse.

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, accueille avec déception la décision de la Cour suprême.

Photo : Radio-Canada

Lévis veut également que le gouvernement fédéral s’engage à donner plus d’autonomie aux municipalités quant aux activités permises dans les aérodromes.

Le maire estime que le parachutisme et les autres « usages excessifs » d’un aérodrome ne devraient pas être permis d’office, mais doivent plutôt obtenir l’approbation de la population locale.

« On veut éviter qu’on puisse étendre les usages de façon illimitée pour ensuite se cacher derrière la loi fédérale », affirme M. Lehouillier

Collaboration

À court terme, le maire assure qu’il accepte l’invitation du nouveau centre de parachutisme Atmosphair à négocier des mesures d’atténuation.

« On va tirer le maximum de ce qu’on peut tirer de nos règlements, mais il faut le dire, nous n’avons plus de pouvoirs légaux », concède-t-il.

L'aérodrome de Pintendre

L'aérodrome de Pintendre

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

Gilles Lehouillier explique n’avoir pas cherché à négocier avec le nouveau locataire de l’aérodrome de Pintendre auparavant, puisque le dossier était judiciarisé.

« À partir du moment où la Cour suprême a refusé d’entendre la cause, nous on va regarder quelles mesures d’atténuation peuvent être mis de l’avant. Mais on continue nos démarches avec les parties politiques fédéraux », mentionne le maire.

Lévis a déboursé près de 150 000 $ en frais juridiques depuis 2012.

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