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Des travaux pour 6 M$ sur le Saaremaa

Le traversier Saaremaa près de Québec.

Le traversier Saaremaa près de Québec.

Photo : Radio-Canada / Cimon Leblanc

Radio-Canada

La nouvelle acquisition de la Société des traversiers du Québec (STQ), le Saaremaa, fait actuellement l'objet de travaux au port de Québec afin d'obtenir la certification canadienne pour naviguer.

La facture des travaux, estimée à six millions de dollars, s’ajoutera à celle du coût d’achat du traversier qui lui s’élève à 39 millions de dollars.

Les quatre moteurs, les génératrices et un des deux propulseurs sont neufs. Les travaux menés au cours des prochaines semaines sont nécessaires pour que le Saaremaa obtienne son certificat de navigation.

Le système électrique ainsi que celui de protection des incendies seront rendus conformes aux normes nord-américaines. L’allemand dans l’affichage doit aussi laisser place au français.

Le directeur des grands projets à la STQ, Benoit Cormier, explique que la Société ne prendra pas de risque et modifiera tout ce qui pourrait occasionner un délai à la mise en service .

Voyez l'intérieur du Sareema dans ce reportage de Michel-Félix Tremblay.

Le navire devrait assurer le remplacement du F.-A.-Gauthier à partir de la mi-juillet à la traverse Matane–Baie-Comeau–Godbout. Toutefois, le PDG de la STQ, Stéphane Lafaut, admet qu'il pourrait y avoir un délai supplémentaire, même si les travaux progressent selon l'échéancier prévu.

Une fois les travaux effectués, le Saaremaa se dirigera vers Matane, mais n’entrera pas en service immédiatement.

Le traversier Saaremaa avec Lévis en arrière-plan.

Le traversier Saaremaa avec Lévis en arrière-plan.

Photo : Radio-Canada / Cimon Leblanc

Du temps pour l'équipage

Le PDG souhaite que l’équipage puisse se familiariser avec le nouveau traversier. Je veux m’assurer, au-delà de tout ce qui est technique, qu’on soit capable d’opérer le navire de façon sécuritaire, dit-il. Que les équipages soient à l’aise pour l’opérer à l’approche des trois ports. Mes équipages vont pratiquer avec le navire au niveau des procédures d’accostage, de l’arrimage avec les débarcadères, il faut s’assurer que tout est conforme.

Selon Benoit Cormier, le traversier de remplacement devrait être en mesure d’affronter sans problème l'épaisse glace sur le fleuve l'hiver.

Une préoccupation importante des usagers du traversier entre Matane et la Côte-Nord.

Le Saaremaa, dit-il, est aussi bon que l'ancien traversier Camille-Marcoux, et un peu moins que le F.-A.-Gauthier. Le F.-A.-Gauthier peut, précise M. Cormier, traverser un mètre de glaces tandis que la limite du Saaremaa est de 80 cm.

Au total, 150 véhicules et 600 passagers pourront embarquer sur le Saaremaa.

Remboursement des pièces défectueuses

Par ailleurs, Stéphane Lafaut indique que la compagnie d’assurance du F.-A.-Gauthier paiera le coût des pièces défectueuses des deux propulseurs.

Le navire F.-A.-Gauthier au quai de Matane

Le navire F.-A.-Gauthier au quai de Matane (archives)

Photo : Radio-Canada

Le PDG de la STQ précise avoir reçu ces informations la semaine dernière. La facture pourrait s’élever à plusieurs millions de dollars. Il ignore par contre si la main-d'oeuvre et le coût de la cale sèche pour la réparation seront remboursés par l'assureur.

Du même souffle, il spécifie aussi que la cause du bris n'est toujours encore connue.

Le F.-A.-Gauthier doit entrer en cale sèche à la Davie sous peu. La date de son retour ainsi que le coût total de la réparation sont toujours inconnus.

Avec les informations de Michel-Félix Tremblay

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