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Note de crédit du Québec : « un vote de confiance » de DBRS

Le ministre québécois des Finances est en visite à Edmonton pour établir un esprit de collaboration entre le Québec et l'Alberta.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Gérald Fillion

Le ministre des Finances Eric Girard se réjouit de l'annonce de l'agence de notation DBRS, qui ouvre la voie à une hausse prochaine de la cote de crédit du Québec. Pour le moment, elle est maintenue à A (élevée). « DBRS était une institution qui était très sévère avec le Québec, a déclaré le ministre. C'est important, c'est un signal très positif qu'ils reconnaissent la qualité de nos objectifs économiques, de notre plan budgétaire, de nos objectifs de réduction de dette. »

Selon DBRS, le profil du crédit québécois s'est continuellement amélioré dans les dernières années avec l'engagement des différents gouvernements en faveur de l’équilibre budgétaire, de la réduction de la dette et de l’amélioration du potentiel économique du Québec.

L’élection de la Coalition avenir Québec (CAQ), l’automne dernier, ne change en rien les priorités fiscales et économiques du gouvernement, selon DBRS, qui croit que la province va réduire encore davantage sa dette et améliorer sa flexibilité fiscale dans les prochaines années.

Le ministre Girard accorde à son prédécesseur Carlos Leitao une partie du crédit dans l’amélioration de la note du Québec. « Oui, mais DBRS était très sévère, a-t-il précisé à RDI économie lundi soir. Et il fallait le demander, il fallait l’exiger, il fallait leur dire que nous méritons une cote de crédit supérieure. C’est ce que j’ai fait. Nous sommes AA avec Moody’s, AA- avec Fitch et S&P, et seulement A+ avec DBRS. »

C’est l’une des premières évaluations de l’état budgétaire du Québec sous la gouverne du premier ministre François Legault. Les agences ont rencontré le ministère des Finances au cours des dernières semaines à la suite de la présentation du budget 2019-2020.

Le ministre Girard dit avoir travaillé fort pour faire changer l’évaluation de la dette du Québec par l’agence DBRS. « J’ai regardé leur méthodologie de travail, pourquoi ils nous évaluaient plus bas que l’Ontario, et je leur ai expliqué que leur analyse était sévère. Je leur ai montré notre plan, je leur ai expliqué notre désir d’investir en éducation, de créer de la richesse, plus d’investissements, l’offre de travail. [...] C’est un vote de confiance, une reconnaissance de la qualité de notre travail. »

Budget 2018-2019 : une erreur « plus importante »

Par ailleurs, Eric Girard reconnaît que l’écart de prévision du ministère des Finances est remarquable pour l’exercice budgétaire 2018-2019.

Alors qu’en mars 2018, le ministre libéral Carlos Leitao avait annoncé une prévision de déficit de 1,6 milliard de dollars, le gouvernement actuel prévoit maintenant un surplus de 3,6 milliards de dollars. Ce solde, c’est celui après le versement au Fonds des générations.

« Les revenus sont meilleurs que prévu, a dit le ministre. Il y a une partie qui est récurrente, on l’identifie. Les dépenses sont moins élevées que prévu. Et lorsqu’on fait la somme – plus de revenus, moins de dépenses –, ça donne une erreur de prévision qui, cette année, est plus importante que les années dernières. »

Est-ce normal? Le ministre reporte la responsabilité sur le gouvernement précédent.

« Le budget du Québec, c’est 115 milliards, a-t-il dit. Historiquement, nous avons eu des écarts de prévision entre 2 et 3 milliards. Cette année, l’erreur de prévision va tourner autour de 5 milliards. Mais ça dépend de votre point de référence. Moi, quand je suis arrivé, j’ai dit 1,6 milliard à la mise à jour [en décembre]. Après six semaines dans mon mandat, j’ai donné l’heure juste : 1,6 milliard. »

Il y a quelques semaines, le gouvernement a révisé sa prévision à 3,6 milliards de dollars après la publication des données sur les 11 premiers mois de l’exercice, du 1er avril 2018 au 28 février 2019. Les chiffres du mois de mars seront publiés prochainement.

Le ministre affirme que les flux monétaires sont importants en mars, avec les entrées et les remboursements d’impôts des particuliers, ainsi que la réévaluation des placements dans les entreprises du gouvernement. C’est un mois très volatil. Il maintient sa projection d’un surplus budgétaire pour 2018-2019 de 3,6 milliards de dollars.

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