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Le lac Saint-Charles toujours en mauvaise santé, selon une nouvelle étude

Paysage avec des chalets sur le bord d'un lac, et une montagne derrière.

La qualité de l’eau du lac Saint-Charles

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Guylaine Bussière
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'état du lac Saint-Charles et la qualité de l'eau de la majorité de ses affluents sont inquiétants, selon la plus récente étude menée entre 2012 et 2016 par l'Association pour la protection de l'environnement du lac Saint-Charles et des marais du nord (APEL).

Les données de cette nouvelle enquête démontrent notamment que la qualité de l'eau de 57 % des affluents est préoccupante.

Par contre, l'état du lac ne s'est pas dégradé depuis la dernière étude en 2012. Les spécialistes de l'APEL avaient alors conclu que le lac avait « vieilli » de 25 ans entre 2007 et 2012.

Même si le constat est moins catastrophique cette fois, ce n'est pas pour autant un signe de santé aux yeux la directrice générale de l'APEL, Mélanie Deslongchamps. À l'époque, 40 % de la superficie du lac était couverte de plantes aquatiques. C'est toujours le cas aujourd'hui.

« C'est un peu comme quelqu'un qui fait du cholestérol ou du diabète. Même si ça s'est stabilisé, est-ce que c'est une bonne nouvelle de faire du diabète ou du cholestérol? T'es quand même malade », souligne-t-elle.

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Lac St-Charle qualité de l’eau

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Facteurs nuisibles

Ce sont toujours les mêmes facteurs qui influencent négativement la qualité de l'eau du lac Saint-Charles : la construction résidentielle, les sels de voiries et les eaux usées.

Le bassin versant compte 3000 champs d'épuration et deux usines d'épuration des eaux qui laissent échapper de l'azote et du phosphore, des polluants qui se retrouvent dans le lac. Ces éléments contribuent à la prolifération des algues et des plantes aquatiques qui étouffent le lac.

Selon Mélanie Deslongchamps, il est encore possible d'inverser la tendance et de ralentir la dégradation du lac Saint-Charles. Pour y arriver, elle croit qu’il faut des interventions musclées.

La directrice générale de L'APEL est d’avis que la Ville de Québec doit raccorder à son propre réseau les usines d'épuration de Stoneham, de Lac Delage et les installations septiques du territoire.

Du gazon et de l'eau dans le lac Saint-Charles

Plusieurs facteurs nuisent à la qualité de l'eau du lac Saint-Charles.

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Acquisition de terrains

L'avenir du lac passe aussi par un programme d'acquisition de terrains situés dans le bassin versant, selon l'APEL. Ces terrains éviteraient ainsi la construction de nouveaux développements résidentiels.

La première phase de ce projet, soit l’achat des terrains, coûterait 15 millions de dollars, souligne Mélanie Deslongchamps. Des négociations pour l'obtention de subventions sont en cours à ce sujet avec les gouvernements fédéral et provincial.

La direction générale de l’organisme de protection de l’environnement garde espoir. Pour Mélanie Deslongchamps, le lac est comme un patient malade qui reçoit un sérieux avertissement de son médecin.

« Quand on a 60 ans, qu'on va chez le médecin puis qu'il constate que notre santé est chancelante, on doit faire des améliorations si on veut pouvoir vivre jusqu'à 80, 90 ou 100 ans. »

Le lac Saint-Charles constitue l'une des plus importantes sources d'eau potable de la région de Québec.

Dans le cadre de la Journée mondiale de l'environnement, l'APEL organise une journée d'information et d'activités autour du Lac Saint-Charles dimanche le 2 juin dans les locaux de l'organisme.

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