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Le gouvernement de l’Alberta resserre ses lois du travail pour les salariés

Le premier ministre albertain Jason Kenney lors d'une allocution.

Le gouvernement de l’Alberta a déposé lundi son projet de loi 2.

Photo : La Presse canadienne / Jason Franson

Marie-Pier Mercier

Diminution du salaire minimum des moins de 18 ans, restrictions dans le paiement des jours fériés, le gouvernement de l'Alberta a déposé lundi son projet de loi 2 qui permettra, selon lui, de réduire le fardeau des entreprises.

Si le projet de loi 2 est adopté, les jeunes âgés de 13 à 18 ans verront leur salaire minimum de 15 $ baisser à 13 $ l’heure dès le 26 juin.

S’ils travaillent plus de 28 heures dans une semaine, à compter de la 29e heure, ils seront payés au salaire minimum général.

Durant les vacances d’été et les semaines de relâche, quel que soit le nombre d’heures travaillées, les élèves et les étudiants de moins de 18 ans seront payés 13 $ l’heure.

« Nous voulons que les jeunes retournent au travail », affirme le premier ministre Jason Kenney, qui estime que les employeurs seront incités à embaucher davantage de jeunes.

Selon le gouvernement, près de 11 % des Albertains âgés de 15 à 24 ans sont sans emploi. La moyenne provinciale est 6,9 %.

Ils étaient près de 36 000 à avoir travaillé à temps plein ou à temps partiel en 2018. Leur moyenne d'heures travaillées était de 10 heures par semaine.

« Ces changements vont permettre aux entreprises de créer des occasions d’emplois pour tous les Albertains », affirme le ministre du Travail, Jason Copping.

Un modèle semblable est en place en Ontario.

La chef néo-démocrate, Rachel Notley, croit que les jeunes Albertains devraient être traités de la même façon que tous les autres Canadiens. « C'est un manque de respect et un manque d'empathie pour les jeunes », s'exclame-t-elle.

Jours fériés et heures supplémentaires

Le projet de loi prévoit aussi le retour aux anciennes règles quant à la rémunération des jours fériés.

Les employés devront avoir travaillé au moins 30 jours au cours des 12 mois précédant le congé pour être admissibles aux fériés payés.

Seuls les salariés qui travaillent habituellement le jour férié pourront être payés. Ainsi, un restaurant qui est normalement fermé le lundi n'aurait pas à payer le congé de ses employés pour l'Action de grâce s'ils ne travaillent pas.

Pour ce qui est des heures supplémentaires, elles seront calculées au taux de 1,5, comme c’est le cas actuellement. Toutefois, si les employés désirent mettre ces heures en banque, elles le seront au taux horaire simple. Le taux de 1,5 ne s’appliquera plus.

Si le projet de loi est adopté, ces changements entreront en vigueur le 1er septembre.

« L’augmentation du salaire minimum et le paiement des jours fériés ont ajouté des coûts trop élevés aux restaurateurs. Ces nouvelles règles sont un soulagement », dit le vice-président de Restaurants Canada, Mark Von Schellwitz.

Le projet de loi prévoit également de rétablir le vote secret obligatoire pour la certification syndicale. Sous les néo-démocrates, la création d’un syndicat était approuvée automatiquement, si 65 % des employés signaient une demande en ce sens. Dans ce cas, les syndicats n’avaient plus à se soumettre à un vote du personnel. Ces derniers changements entreraient en vigueur dès la sanction royale du projet de loi.

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