•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le Zoo de Saint-Édouard riposte à la SPCA

Des membres de la SPCA devant l'entrée principale du zoo de Saint-Édouard-de-Maskinongé.

Intervention de la SPCA pour s’occuper des animaux au zoo de Saint-Édouard-de-Maskinongé.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le dossier du Zoo de Saint-Édouard a pris une nouvelle tournure, lundi. L'avocat de Normand Trahan demande que soient annulés les mandats de perquisition qui ont été lancés contre son client, que lui soient remis ses biens perquisitionnés et que la SPCA de Montréal n'ait plus accès aux installations.

Dans un document remis à la Cour, Me Michel Lebrun plaide notamment que l’organisme tente d’« anéantir » l’entreprise de M. Trahan, ce qui contreviendrait aux droits à la sécurité d’une personne et à la protection contre les fouilles abusives de la Charte canadienne des droits et libertés.

L’avocat prétend aussi que la SPCA de Montréal s’est servie de son statut pour faire la promotion d’une cause politique à l’insu des autorités et que les mandats de perquisition sont basés sur des informations « trompeuses, incomplètes et insuffisantes ».

D’après le document, les perquisitions menées la semaine dernière ont aussi mis en danger les animaux du zoo en raison de « l’incompétence » de la partie adverse.

Cette prétention se base sur une déclaration sous serment signée par la propriétaire de Zoo académie, Jacinthe Bouchard, qui a visité les installations samedi.

Dans cet autre document, Mme Bouchard affirme notamment avoir constaté que les animaux étaient dangereusement nourris et abreuvés de façon inadéquate.

La SPCA se défend

Dans un communiqué envoyé en fin de journée, la SPCA de Montréal a répondu aux allégations de l'avocat et de son experte.

L'organisme assure avoir mené une enquête « d'une durée de plusieurs mois » et avoir agi en conformité avec la loi, mais indique ne pas vouloir préciser la nature de ses preuves étant donné que l'affaire est devant les tribunaux.

En ce qui concerne les soins apportés aux animaux depuis la perquisition, la SPCA de Montréal prétend qu'une équipe de 8 à 12 personnes de la Humane Society International s'en occupent adéquatement et qu'ils sont supervisés par deux vétérinaires de renom.

La SPCA termine son communiqué en réitérant son désir de transférer les animaux « le plus rapidement possible vers des établissements qualifiés », mais s'engage à veiller au bien-être des animaux d'ici là.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !