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Une possible grève des chauffeurs d'autobus inquiète les usagers

Devant un arrêt d'autobus sur l'avenue Portage, à Winnipeg.

La dernière fois que les chauffeurs de Winnipeg Transit ont déclenché une grève, c'était en 1976.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les Winnipégois qui empruntent le transport en commun ne cachent pas leur crainte face à la possibilité d'une grève des chauffeurs de Winnipeg Transit. Leur syndicat pourrait rejeter l'offre de la Ville lors d'un vote prévu cette semaine.

« C'est sûr que je n'apprécierais pas une grève et que j'espère qu'elle n'aura pas lieu », dit d'emblée un usager interrogé à un arrêt d'autobus avenue Portage. Ce dernier implore le syndicat et la Ville de penser aux utilisateurs du transport en commun.

« J'emprunte l'autobus tous les jours pour me rendre au travail. Qu'est-ce que je vais faire en cas de grève, marcher? », demande une Winnipégoise, également sur les lieux.

La gare d'Osborne du service de transport rapide de Winnipeg.

La gare d'Osborne du service de transport rapide de Winnipeg.

Photo : Radio-Canada

Les employés affiliés à la section locale 1505 du Syndicat uni du transport sont sans contrat de travail depuis le mois de janvier. Le syndicat représente environ 1400 membres, qui ont voté le 5 avril dernier à 98 % contre l'offre de la Ville de Winnipeg.

Le 17 mai, l'administration municipale a soumis au syndicat ce qu'elle qualifie d'« offre finale ».

Il s'agit d'un contrat de quatre ans avec une augmentation salariale annuelle de 1,75 % pendant trois ans. La Ville a également envoyé des copies du contrat directement au personnel de Winnipeg Transit.

Selon la directrice des communications, Félicia Wiltshire, la Ville voulait s'assurer que les employés voient la proposition avant de se prononcer.

Elle dit que la Ville a proposé des augmentations de salaire raisonnables, conformes aux ententes conclues avec les autres syndicats avec lesquels elle a négocié au cours des deux dernières années.

Félicia Wiltshire affirme que l'administration municipale s'est également efforcée d'offrir aux employés un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée, notamment avec la création de postes flexibles.

Un homme debout devant l'immeuble de Winnipeg qui abrite les bureaux de plusieurs syndicats.

Aleem Chaudhary, président de la section locale 1505 du Syndicat uni du transport.

Photo : Radio-Canada / Chris Stanton

Les membres de la section locale  1505 du Syndicat uni du transport voteront sur cette offre vendredi. Leur président, Aleem Chaudhary, leur suggère de la rejeter.

Il estime que la Ville n'a pas répondu à toutes les préoccupations du syndicat, notamment celle d'accorder suffisamment de temps aux chauffeurs d'autobus pour se soulager ou quitter leur siège pendant quelques minutes afin de se dégourdir les jambes et se détendre.

M. Chaudhary n’a pas soulevé la question de la sécurité dans les autobus. Le syndicat a passé deux ans à faire pression pour que des mesures de sécurité supplémentaires telles que la présence de policiers dans les autobus soient mises en place.

Il reproche à l'administration municipale d'avoir fourni une copie de son offre aux médias. Aleem Chaudhary affirme que le syndicat s'attendait à mieux de la part de la Ville. Il demande à l'administration municipale qu'elle se conforme à la directive du maire de Winnipeg, Brian Bowman, de ne pas négocier par médias interposés.

Brain Bowman, maire de Winnipeg.

Brian Bowman exclut l'interruption du service de transport en commun si le syndicat de la Winnipeg Transit déclenche une grève.

Photo : Radio-Canada / Camille Gris Roy

Il dit que les futures négociations avec la Ville se dérouleront dans un lieu public, estimant qu'elle a agi de mauvaise foi. Le porte-parole du syndicat, Zach Fleisher, estime que le rejet de l'offre de la Ville équivaudrait à un mandat de grève.

Le maire de Winnipeg, Brian Bowman, a assuré que le service d'autobus ne sera pas interrompu en cas de grève.

Il s'est dit également déçu que le syndicat continue d'évoquer cette option.

La dernière grève des chauffeurs s'est déroulée il y a 43 ans, en 1976.

Pour leur part, les usagers interrogés préféreraient ne pas voir cette situation se reproduire en 2019. Ils souhaitent que les deux parties parviennent à une entente pour éviter le pire.

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