•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La Chine ne devrait pas punir Apple, selon le PDG de Huawei

Ren Zhengfei, fondateur et PDG de Huawei, lors d'une table ronde avec les médias, le 15 janvier, à Shenzhen dans le sud de la Chine.

Ren Zhengfei, fondateur et PDG de Huawei, lors d'une table ronde avec les médias, le 15 janvier, à Shenzhen dans le sud de la Chine.

Photo : The Associated Press / Vincent Yu

Radio-Canada

Les restrictions américaines visant Huawei ne devraient pas être imitées par la Chine envers Apple, croit le PDG de Huawei Ren Zhengfei. « Premièrement, ça n'arrivera pas, a-t-il affirmé. Et deuxièmement, si ça arrivait, je serais le premier à protester. »

« Apple est la plus grande entreprise mondiale, a affirmé M. Ren dans une entrevue (Nouvelle fenêtre) avec Bloomberg. Sans Apple, il n’y aurait pas d’Internet mobile. Apple est mon professeur, il nous montre la voie à suivre. Pourquoi devrais-je m’opposer à mon professeur? »

Ces propos de Ren Zhengfei, un ancien ingénieur militaire réputé proche de Pékin, font suite à la décision des États-Unis d'exiger que les entreprises américaines mettent fin à leurs partenariats avec le géant chinois des télécommunications.

Les sanctions américaines suscitent de la colère en Chine, où la pression monte pour que Pékin instaure des mesures protectionnistes. Certains Chinois appellent au boycottage complet des téléphones américains et invitent leurs concitoyens à acheter uniquement des appareils Huawei.

Huawei au coeur de la tempête

Ces restrictions américaines pèsent lourd sur Huawei, qui pourrait faire face, dans les prochains mois, à des problèmes d’approvisionnement et souffrir de l’expiration de licences logicielles essentielles au fonctionnement de ses téléphones.

Google, qui conçoit le système d’exploitation mobile Android, et le fabricant de processeurs ARM ont tous deux tourné le dos à Huawei, coupant l’entreprise de deux composantes essentielles de ses téléphones. Vendredi, l’Association SD a interdit à Huawei de permettre l’utilisation de cartes SD et microSD dans ses futurs appareils, une option de stockage considérée comme étant la norme pour les téléphones fonctionnant avec Android.

Avant la mise en place des mesures américaines, Huawei était le deuxième plus important vendeur de téléphones intelligents au monde après Samsung. Le géant chinois tenait également le haut du pavé dans l’industrie des équipements de télécommunications, en particulier sur le marché naissant de la 5G.

Les sanctions américaines menacent la position de Huawei dans ces deux palmarès. Selon des analystes cités par Reuters, ses ventes de téléphones intelligents pourraient chuter du quart cette année et l'entreprise pourrait même être forcée de disparaître de ce marché à l’extérieur de la Chine.

L’entreprise est engagée depuis plusieurs mois dans un bras de fer avec les États-Unis, qui l’accusent d’être une extension des services de renseignements chinois. Les autorités américaines exercent une pression soutenue sur leurs alliés partout sur la planète pour qu’ils interdisent à Huawei de participer à la construction de leurs réseaux de télécommunications par crainte d’espionnage.

Avec les informations de Bloomberg, CNN, et The South China Morning Post

Téléphones intelligents

Techno